Optimisé pour
Espace de téléchargement






COLLECTION PHILIPPE MAILLARD




RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL / HOME PAGE
RETOUR AU CHAPITRE I : BIOGRAPHIE
RETOUR AU CHAPITRE II : ECRITS
RETOUR AU CHAPITRE III : TRAITES
RETOUR AU CHAPITRE IV : TEXTES, MEMOIRES ET OPINIONS
RETOUR AU CHAPITRE V : REPRESENTATIONS
RETOUR AU CHAPITRE VI : COLLECTION COMBALUZIER
RETOUR AU CHAPITRE VII : DOCUMENTS ET CARTES POSTALES
RETOUR AU CHAPITRE VIII : EVENEMENTS CONTEMPORAINS










L. S.

DE TALLEYRAND

AU

CITOYEN DUBOIS THAINVILLE

COMMISSAIRE A ALGER

SUR LA SITUATION A ALGER

EN DATE DU

12 AVRIL 1806



Relations extérieures

Division des Relation commerciales

A M. Dubois Thainville à Alger

Paris, le 12 avril 1806

J’ai reçu, Monsieur, vos lettres des 1er et 8 mars dernier, N° 224 et 225.

Vous me transmettez les détails du départ ou plutôt de l’expulsion du consul anglais, qui est provisoirement remplacé par le consul américain. Vous m’informez en même temps d’une imprudence commise à Oran par le vice-consul anglais, lequel s’est oublié au point d’arracher dans la rue, le voile à une femme turque et de l’insulter grièvement. Vous aurez soin de m’instruire des suites de cet incident.

Les plaintes que vous formez relativement à la conduite d’un espagnol nommé Escudero, revêtu à Bône du caractère d’agent anglais, me paraissent très fondées. J’en écris à l’ambassadeur de France à Madrid et l’invite à demander au Ministère espagnol, qu’il soit pris contre cet homme des mesures sévères, capables de réprimer ses écarts. Je vous ferai part du résultat de cette démarche, aussitôt que j’en aurai moi-même connaissance.

Vous trouverez ci-joint les certificats relatifs aux deux esclaves génois, recommandés par M. l’archi-Trésorier de l’Empire, et en faveur desquels je vous ai écrit le 30 frimaire dernier [21 décembre 1805] . Je suis persuadé que vous ferez tous vos efforts pour obtenir promptement leur relaxation.

J’ai remarqué avec satisfaction que vous avez enfin obtenu celle du bâtiment napolitain le Saint-Esprit, capitaine Palma, ainsi que celle des marins qui en composaient l’équipage. Il était important que cette affaire fut terminée avec succès, parce que c’est un exemple dont on pourra s’autoriser, dans le cas où des bâtiments étrangers employés, comme celui-ci, au service du gouvernement et pourvus d’expéditions françaises, seraient encore arrêtés par les corsaires algériens.

La lettre que je vous ai écrite le 29 vendémiaire dernier [21 octobre 1805] était accompagnée d’une note de M. Bertrand relativement à ses réclamations pécuniaires. Je ne doute point qu’elle ne vous soit parvenue, et vous prie de m’instruire du résultat des démarches que vous aurez faites d’après les observations exprimées dans cette note.

J’ai l’honneur de vous saluer.

Ch. Mau. Talleyrand.




******************************************









RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL / HOME PAGE
RETOUR AU CHAPITRE I : BIOGRAPHIE
RETOUR AU CHAPITRE II : ECRITS
RETOUR AU CHAPITRE III : TRAITES
RETOUR AU CHAPITRE IV : TEXTES, MEMOIRES ET OPINIONS
RETOUR AU CHAPITRE V : REPRESENTATIONS
RETOUR AU CHAPITRE VI : COLLECTION COMBALUZIER
RETOUR AU CHAPITRE VII : DOCUMENTS ET CARTES POSTALES
RETOUR AU CHAPITRE VIII : EVENEMENTS CONTEMPORAINS





© EX-LIBRIS réalisé pour ma collection par Nicolas COZON - Gravure au Burin sur Cuivre
Tirage réalisé par les Ateliers CAPPELLE à Sannois - Val d'Oise -
Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




Optimisé pour
Espace de téléchargement