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TALLEYRAND D'APRES GERARD




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L. S.

DE TALLEYRAND

AU CITOYEN DEVOIZE,

CONSUL DE FRANCE

A TUNIS,

LE 12 BRUMAIRE AN XI

[3 NOVEMBRE 1802]



Paris, le 12 brumaire an XI [3 novembre 1802]

Citoyen,

« Je suis loin de m’opposer au rétablissement de la chapelle commissariale à Tunis. Je crois au contraire que cette mesure est sous tous les rapports convenable. Mais en même temps je pense que les frais qu’elle occasionne doivent être à la charge non pas du gouvernement, mais du commerce, comme devant seul profiter des avantages qui en résulteront. Telle est la seule décision que je puisse donner à cet égard. Je vous prie de la faire connaitre à vos nationaux et de vous concerter avec eux pour son exécution.

La lettre que le Bey vous a remise, en échange de la ratification donnée par le Premier Consul au traité que vous avez conclu avec ce prince, me parait effectivement équivaloir à une ratification. Je regarde donc l’affaire de cette négociation comme entièrement terminée. »

« Nous ne réussirons à préserver notre navigation des violences barbaresques qu’en exigeant impérieusement la punition de tout corsaire qui se permettra le plus léger outrage envers notre pavillon. Le Premier Consul veut qu’ils lui portent le plus profond respect, et dans ces sortes d’affaires vous ne devez jamais hésiter à prendre le ton d’inflexibilité. Le Premier Consul me charge de vous écrire pour que le Bey accorde à tout bateau de pêche la permission de se rendre à la pêche au corail et n’en restreigne pas le nombre à trente. Je réponds au Premier Consul que son vœu à cet égard est prévenu. Je dois cependant vous le faire connaitre, afin que vous vous en autorisiez dans les représentations que vous auriez à faire, s’il arrivait que le Bey tentât d’élever à cet égard quelques difficultés.

Le Premier Consul me demande en outre si le commissaire des relations commerciales est autorisé à lever un droit de trente piastres par bâtiment pour les passeports qu’il donne. Vous aurez soin de me marquer en vertu de quel titre et au profit de qui cette perception aurait lieu. Je vous serai d’ailleurs fort obligé de m’adresser les renseignements les plus détaillés sur les diverses rétributions auxquelles, indépendamment de la redevance annuelle stipulée par les traités, les bateaux corailleurs pourraient être soumis, et de m’envoyer une copie exacte de la dernière convention passée entre le Bey et la compagnie d’Afrique.

J’ai l’honneur de vous saluer.

Ch. Mau. Talleyrand.




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CORRESPONDANCE DES BEYS DE TUNIS AVEC LA COUR DE FRANCE 1579-1833 TOME III - EUGENE PLANTET - PARIS - F. ALCAN - 1899









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© EX-LIBRIS réalisé pour ma collection par Nicolas COZON - Gravure au Burin sur Cuivre
Tirage réalisé par les Ateliers CAPPELLE à Sannois - Val d'Oise -
Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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