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LETTRE

DE DUBOIS THAINVILLE

A

TALLEYRAND

EN DATE DU

27 VENTOSE AN XIII

[18 MARS 1805]

SUR LA REVOLTE

DU REBELLE DE GIGERI



N° 195

27 ventôse an XIII [18 mars 1805]

Monseigneur,

Six bateaux, armés à l’île d’Elbe pour faire la pêche du corail sur les côtes de Barbarie, mouillèrent à la Calle le 20 prairial an 12 [9 juin 1804]. Un rebelle qui se qualifie de chérif, établis parmi les Kbaïls indépendants, était sorti de Gigeri sur un sandal armé de 80 brigands. Il saisit à l’ancre nos six felouques, et conduisit en esclavages dans les montagnes les 55 marins qui en composaient les équipages. J’ai eu l’honneur de rendre compte à Votre Excellence des bruits scandaleux qui s’étaient répandus à Alger des intelligences du gouvernement français avec le rebelle, et des dangers auxquels j’ai été personnellement exposé. Je vous ai également rendu compte des attaques du rebelle contre la ville de Constantine, de la perte d’Osman Bey avec une partie de son camp pour s’être imprudemment enfoncé dans les montagnes, enfin de toutes les démarches que j’ai faites pour arracher des montagnes les 55 malheureux français tombés au pouvoir des brigands. Veuillez bien, Monseigneur, vous faire représenter mes lettres des 5, 21 messidor [24 juin et 14 juillet 1804], 2 thermidor [21 juillet 1804] 12, 23 fructidor an 12 [30 août et 10 septembre 1804], 26 vendémiaire [18 octobre 1804], 25 frimaire [16 décembre 1804], 26 pluviôse derniers [15 février 1805], N° 172, N° 177, N° 179, N° 184, N° 186, N° 188, N° 190, N° 191 et N° 194.

Par ma très longue dépêche du 25 frimaire [16 décembre 1804] N° 191, expédiée par duplicata voie d’Espagne et de Marseille, j’avais l’honneur de vous mander que le rebelle avait exigé 100 piastres fortes pour la rançon de chacun des français, qu’il avait envoyé les deux patrons Reboa et Sereno auprès de M. Léon, agent de France à Bône pour obtenir cette somme, et qu’il leur avait signifié que, si elle lui était refusée, il ferait massacrer tous les prisonniers. M. Léon, à l’arrivée de ces deux hommes, qu’une populace barbare regarda comme des espions du rebelle, courut les plus grands dangers d’être assassiné. N’ayant point de fonds à sa disposition, ne pouvant d’ailleurs prendre sur sa responsabilité l’envoi d’une somme qui, d’après les bruits qui se fortifiaient à Bône de nos intelligences avec le rebelle, pouvait, aux yeux de fanatiques, donner de plus en plus consistance à ces bruits, fit embarquer sur un corsaire algérien les deux patrons Reboa et Sereno qui arrivèrent ici le 28 brumaire [19 novembre 1804]. J’ai joint à ma lettre du 25 frimaire [16 décembre 1804] leur déposition dans cette chancellerie le jour de leur arrivée.

Par cette lettre, j’ai rendu à Votre Excellence un compte circonstancié de mes démarches pressantes à l’effet de faire prendre des mesures pour sauver les français ; des refus formels du Dey à cet égard ; et de mes déclarations précises, au nom de Sa Majesté l’empereur, que je rendais la Régence responsable de tous les événements malheureux qui pourraient arriver.

Voyant que je ne pouvais rien obtenir de la Régence, je me déterminai à traiter directement avec le chérif : je me procurais les 5200 piastres fortes qu’il exigeait pour la rançon de nos prisonniers ; mais n’ayant dans le port aucun bâtiment qui pût transporter cette somme à Bône, et ne pouvant l’expédier par terre sans l’exposer au danger le plus imminent à être volé dans une province livrée à tous les genres de dévastations et de révoltes, Je mandai à M. Léon, auquel j’envoyais courrier sur courrier, de tirer à vue sur moi, et je lui transmis toutes les instructions nécessaires.

Ma lettre à M. Léon a été jointe à ma dépêche du 25 frimaire [16 décembre 1804]. J’écrivis, en même temps, à M. Devoize, pour l’engager à seconder M. Léon. Il m’a répondu que le Bey de Tunis lui-même aurait vu avec inquiétude qu’on eût fait passer au rebelle des fonds, qui, parmi les misérables capables de tout entreprendre pour quelques pièces d’argent, eussent pu lui fournir les moyens d’augmenter le nombre de ses partisans.

M. Léon m’a répondu que les vexations sans exemple du nouveau Bey et toutes les dévastations auxquelles est en proie la province de Constantine avaient forcé tous les habitants à cacher leur argent, et qu’il lui avait été impossible, malgré toutes les démarches qu’il avait faites de trouver à Bône et à Constantine, à placer ses traites sur moi ; il m’a annoncé néanmoins que, pour prouver au rebelle le désir qui l’animait d’acquitter l’engagement qu’il avait pris de lui faire compter la somme exigée pour la rançon des français, il lui avait envoyé celles des deux patrons Reboa et Sereno ; mais M. Léon m’a ajouté, en même temps, que cette mesure, qui n’avait pu rester ignorée, l’avait exposé à de grands dangers ; qu’on l’accusait hautement d’être d’intelligence avec le rebelle, et que, quand même il aurait pu parvenir à se procurer les fonds nécessaires, il lui aurait été difficile, à moins d’ordres exprès de la Régence, d’en faire usage sans compromettre l’état de sa personne. Le courrier porteur de la réponse de M. Léon, arrêté, dit-on, très longtemps par les neiges et les torrents, mais bien plutôt par les ordres du Bey de Constantine, n’est arrivé ici que le 27 pluviôse [16 février 1805].

En conséquence du rapport de M. Léon, je me présentai à la Régence le même jour que je reçus sa lettre. Les explications que j’eues, en l’absence du Dey, avec le premier ministre et plusieurs Grands, furent les plus violentes de toutes celles que j’ai eues depuis mon séjour à Alger. Je les sommais de me déclarer si la France devait se considérer en paix ou en guerre avec la Régence : je me plaignis du peu d’attention qu’on donnait aux paroles de l’agent de Sa Majesté ; de l’impunité accordée aux assassins reconnus des français, malgré toutes mes réclamations. Je me plaignis surtout de celle qu’avaient obtenue les coupables de l’attentat envers deux de nos bateaux provençaux, dont j’ai eu l’honneur de rendre compte à Votre Excellence par ma lettre du 25 frimaire [16 décembre 1804]. Enfin je déclarai, de nouveau au nom de Sa Majesté l’empereur, que j’attribuerais aux mauvaises intentions du gouvernement algérien les malheurs qui pourraient arriver aux français retenus sur ses terres. On me répondit que des ordres allaient être expédiés sur le champ pour la sûreté de M. Léon, pour la garantie des sommes que j’étais obligé d’envoyer par terre, et pour toutes les mesures à prendre à l’effet d’arracher le plus tôt possible les français des mains du marabout. Le premier ministre m’ajouta, à son ordinaire, que la France n’avait pas de meilleurs amis que les algériens, et que, si l’attentat dont je me plaignais n’avait pas été puni, c’est qu’il était d’un usage immémorial d’accorder, à l’avènement d’un nouveau Bey, un pardon général, que les circonstances dans lesquelles se trouvait la province avaient d’ailleurs rendus nécessaire. M. Bacri me manda le lendemain qu’il se chargeait, sur sa responsabilité de consigner à M. Léon les sommes nécessaires pour le rachat des 52 prisonniers. Les fonds furent remis par moi et partirent par un courrier de la Régence. De mon côté, j’en expédiais un autre avec ordre à M. Léon, s’il ne lui étaient pas immédiatement consignés, de vendre les quantités de marchandises qui se trouvaient dans les magasins de Bône pour se procurer sur le champ la somme qui lui serait nécessaire. J’ai fourni à la hâte à Votre Excellence une partie de ces détails par ma lettre du 26 pluviôse [15 février 1805], N° 194, dont je joins ici le duplicata.

Le 4 de ce mois [23 février 1805], un courrier du Bey de Constantine arriva dans la matinée. Il apportait la nouvelle qu’une affaire avait eu lieu entre le gouvernement et le rebelle ; que l’arrière-garde de celui-ci avait été coupée par un détachement des troupes du Bey qui s’en est emparé. Ce courrier apportait 45 têtes et plusieurs sacs d’oreilles, qui ont été exposés devant le palais de la Régence. Parmi les gens du marabout, se sont trouvés neuf de nos prisonniers, qui ont été envoyés ici, et qui m’ont été rendus. 26 de leurs malheureux camarades ont été massacrés par le rebelle. Je joins ici la déclaration que les prisonniers ont faite dans la chancellerie de ce commissariat le lendemain de leur arrivée. Votre Excellence ne pourra lire sans frémir les détails de cette barbare exécution.

Aussitôt que cette nouvelle me fut parvenue, je voulus me porter auprès du Dey qui vit jour et nuit au milieu des maçons occupés aux forteresses qu’il fait construire à Bab-Azoun et à Bab-el-Oued. Le premier ministre, qui d’après mes dernières explications, redoutait une pareille entrevue, me fit prier de m’abstenir de cette démarche, et m’engagea à me trouver, à six heures du soir, dans la maison particulière qu’il occupe ; je m’y rendis à l’heure indiquée. Le Khaznedjï parut très affligé de l’événement qui venait d’arriver, et me dit que j’avais toutes les raisons de me plaindre. Dans une conférence qui dura une heure et demie en tête à tête, mon langage fut fort et pressant. Je ne lui dissimulai point tous les malheurs que la conduite de son gouvernement ne pouvait manquer d’attirer sur le pays. Je rappelai encore, sans ménagement, les événements d’il y a 3 ans ; les nouveaux griefs dont nous avons à nous plaindre depuis cette époque ; la résolution immuable de Sa Majesté de se faire respecter en Barbarie, et de ne s’assujettir à aucune des faiblesses de l’ancien gouvernement. Je fus jusqu’à lui dire que la guerre avec l’Angleterre, dont la Régence paraissait s’autoriser pour éluder des satisfactions qu’on obtiendrait par la force, s’il devenait impossible de se faire rendre justice par la voie des négociations amicales, n’arrêterait point les déterminations de l’empereur, qui, sans doute, n’imiterait point la conduite des anglais, et que l’assassinat de 26 français, sacrifiés par l’incurie ou les mauvaises intentions de la Régence, produirait la plus vive impression sur son esprit. Enfin je lui reprochais très amèrement à lui-même la froideur qu’il avait manifestée toutes les fois que je l’avais entretenu de cette affaire.

Le Khaznedjï chercha à s’excuser. Il s’étendit très longuement, comme il l’a fait plusieurs fois sur l’inaptitude du Dey aux affaires, dont on ne pouvait l’entretenir sans s’exposer à sa mauvaise humeur.

« Quand la tête va mal, me dit-il, les bras et les jambes obligés d’obéir, cheminent également mal. Tu es au milieu, ajouta-t-il, et je compte sur toute ta puissance. » Je saisis cette occasion pour lui dire combien le refus d’envoyer les présents, dans une circonstance surtout aussi solennelle que celle qui vient d’avoir lieu en France, était fait pour indisposer, quand les nôtres étaient depuis longtemps à Marseille. Le premier ministre me pria de temporiser encore, et m’assura qu’il saisirait la première occasion favorable pour terminer cette affaire au gré de mes désirs.

Protestations d’usage d’attachement à la France ; promesse d’employer tous les moyens qui sont en son pouvoir, même à l’insu du Dey, pour me rendre les 17 malheureux qui sont encore dans les montagnes. J’ai su en effet que de nouveaux ordres avaient été adressés au Bey de Constantine.

Votre Excellence jugera que je n’ai négligé aucun moyen pour arracher aux poignards des brigands les malheureux français tombés en son pouvoir ; mais Elle se convaincra, en même temps, par le rapprochement des dates qu’en supposant que M. Léon eût pu se procurer les fonds et en faire usage, le temps nécessaire pour aller à leur secours lui aurait manqué.

Je fais embarquer les neuf prisonniers sur un bâtiment ragusais qui va faire voile pour Livourne.

Le Dey persiste à exiger 200 000 piastres de l’Espagne pour les trois officiers portugais qui se sont échappés. L’agent de la cour de Madrid a été menacé de la chaîne, et n’a obtenu, pour tout délai, que l’arrivée du brick courrier qu’on attend à tous les moments.

Le 4 de ce mois [23 février 1805], la frégate française l’Hortense parut sur cette rade. Je fus appelé à bord par un coup de canon. Le capitaine me demanda des nouvelles de notre flotte sortie de Toulon, dont il avait été séparé, avec une autre frégate, par un coup de vent. Sur l’assurance que je lui donnais qu’il n’était parvenu aucun renseignement à ma connaissance, il reprit de suite le large. Il m’apprit qu’il était tombé, sur les parages du cap Ténès, sur un convoi anglais, et que la corvette et la bombarde qui l’escortaient avaient été coulés et brûlés. Cette nouvelle et l’apparition de la frégate ont produit le meilleur effet.

Le 5 [24 février], j’aperçus encore l’Hortense louvoyant au large du nord à l’ouest. La vigie de la montagne a annoncé l’avoir vue encore le 7 [26 février].

Le corsaire l’Intrépide, armé à Nice, commandé par le capitaine Joseph Bavastro, membre de la légion d’honneur, a mouillé dans ce port le 11 de ce mois [2 mars 1805]. Il a capturé quatre petits bâtiments anglais armés en cours et en marchandises. Deux ont été conduits à Alicante et deux à Oran.

Le 14 [5 mars 1805], un marin du corsaire l’Intrépide reçut au bras une balle partie d’une des caseries (casernes) qui dominent le port. J’envoyai la balle au Dey, en réclamant justice du coupable, qu’on parvint à découvrir quelques jours après, et qui reçut 700 coups de bâton.

Le 24 [15 mars 1805], un brick anglais arriva ici pour donner très officiellement que la flotte de Toulon, devant se réunir à d’autres armements, était destinée à agir contre Alger. Les anglais, connaissant le caractère d’un prince très capable d’écouter un premier mouvement de colère, et de se porter à quelque excès contre moi, avaient imaginé tiré un très grand avantage de cette nouvelle, qui, comme celles qu’ils sont venus précédemment débiter, a tourné à leur honte.

Deux armements étaient sortis le 15 [6 mars 1815] pour aller en course, et le capitaine Bavastro, qui n’était entrer ici que pour faire espalmer son bâtiment, y était retenu, parce que, selon l’usage, le port avait été fermé. Ayant été ouvert le 26, les deux armements se disposèrent à sortir, et le drogman d’Angleterre prévint le mien de quelques moments pour en demander l’autorisation au Dey. M. le commandant anglais, voyant le corsaire français prêt à mettre à la voile, demanda qu’il fût retenu dans le port pendant 24 heures. Le Dey, en conséquence, me fit signifier que, l’anglais ayant demandé le premier la sortie, je devais me conformer à cet usage, comme il avait forcé plusieurs fois les anglais de s’y soumettre pour nos armements. Mais le capitaine Bavastro, piqué de quelques bravades du commandant anglais, lui fit entendre, à ce qu’il parait, qu’il désirait qu’il l’attendrît hors des limites, et lui signifia même cet appel par un coup de canon, auquel l’anglais ne répondit qu’en faisant force de voiles, quoiqu’il soit infiniment plus fort que lui, puisqu’il est armé de seize canons, et que l’Intrépide, espèce de chébec à voiles latines, n’en a que six et d’un calibre bien inférieur à ceux de l’anglais.

Aujourd’hui [18 mars], à l’expiration des 24 heures, le capitaine Bavastro a mis à la voile ; mais, à peine était-il sorti de la baie, que nous avons vu le brick anglais, réuni à deux frégates, lui donnant la chasse à toutes voiles. M. Bavastro, poursuivi de très près, est obligé de rentrer dans la rade, et les armements anglais, ne pouvant l’atteindre, virent de bord. Les algériens témoignent sur cet acte de lâcheté la plus profonde indignation.

Le capitaine ragusais qui doit être porteur de cette dépêche, devant mettre à la voile demain matin, je suis très pressé de fermer

Daignez……

P. S. du 30 [21 mars].

UN événement, arrivé au moment où je terminais cette lettre, a mis la plus grande rumeur dans la ville, et a tenu dans le port, jusqu’à ce jour, le capitaine ragusais.

Le Dey était du côté de Bab-Azoun à une lieue de la ville, occupé à faire extraire des pierres, d’une carrière. Pendant le moment de repos qu’il accorde aux esclaves, il était resté seul à l’écart et sans armes. Quatre turcs lui tirèrent trois coups de feu ; deux balles l’atteignirent au corps, mais ne le blessèrent que légèrement. Les turcs tombent sur lui le yatagan à la main, et lui en portèrent plusieurs coups sur la tête et sur les bras. Pendant qu’il se débattait corps à corps avec eux, il fut heureusement secouru par des gardiens qui tuèrent deux des assassins, et firent prendre la fuite aux deux autres.

Le Dey entra dans la ville à 8 heures du soir, porté sur un brancard, et escorté par un détachement de troupes commandé par l’Agha. Parmi le grand nombre de blessures dont il est couvert, deux paraissent dangereuses, l’une qu’il a reçue à la tête, et l’autre à l’autre à l’épaule. Il a perdu deux doigts de la main droite. Malgré l’horrible état dans lequel ce prince se trouve, on conserve néanmoins quelque espérance qu’il échappera.

Un des assassins a été arrêté le 28 [19 mars], il a été étranglé hier.

Les boutiques ont été fermées pendant deux jours ; mais on vient de donner l’ordre, sous peine de la vie, de les ouvrir. Les européens, toujours très exposés dans de pareilles circonstances, au milieu d’une populace barbare, n’ont éprouvé aucunes insultes.

Le capitaine Bavastro, poursuivi le 27 [18 mars] par trois armements anglais, rentra dans la rade mais ne mouilla point. Il a passé, à ce qu’il parait, au milieu d’eux pendant la nuit.

Le brick courrier d’Espagne, venant de Barcelone, a mouillé le 28 [19 mars] dans le port. La circulaire que Votre Excellence m’a fait l’honneur de m’adresser le 13 nivôse dernier [3 janvier 1805], m’a été remise le lendemain.

J’ai lu avec un grand intérêt, et rendus publics les détails qu’elle contient sur l’auguste cérémonie du sacre de Leurs Majestés Impériales. Ces détails adoucissent les regrets que les agents de Sa Majesté, occupés à la servir loin de leur patrie, ont éprouvés de ne pouvoir assister que par leurs vœux à cette mémorable cérémonie. Daignez, Monseigneur, être, auprès de leurs personnes sacrées, l’interprète de mes sentiments inaltérables de respect et de fidélité. Je transmets copie de votre circulaire aux agents de Bône et d’Oran.

Dubois Thainville.




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Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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