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LETTRE

DE DUBOIS THAINVILLE

A

TALLEYRAND

DU 5 VENDEMIAIRE AN XI

[27 SEPTEMBRE 1802]

SUR L'ARRETE DES CONSULS DU 6 PRAIRIAL AN X [26 MAI 1802]



N° 123

5 vendémiaire an XI [27 septembre 1802]

Citoyen Ministre,

Je vous ai annoncé, par ma lettre du 10 fructidor [28 août], la réception de l’arrêté des consuls du 6 prairial dernier [26 mai], qui renouvelle et confirme les dispositions de l’ordonnance du mois de mars 1791, relatives aux cautionnements à fournir par les négociants français qui voudraient s’établir en Levant et en Barbarie. Vous m’ordonnez, par votre lettre du 20 prairial [9 juin], que je n’ai reçu que le 20 thermidor [8 août], de vous rendre le compte le plus détaillé de tout ce qui peut intéresser son exécution. Je m’empresse de remplir vos ordres.

La maison de commerce du citoyen Gimon de Marseille est la seule qui existe à Alger en ce moment ; elle est gérée par le fils Gimon, arrivé ici postérieurement à la suppression de la chambre de commerce de Marseille. Il est conséquemment dans le cas d’être soumis à toutes les dispositions de l’arrêté du 6 prairial [26 mai]. Mais la maison Gimon est connue, et depuis 80 ans qu’elle est établie à Alger, elle a toujours fait honneur à ses engagements. Vous jugerez sans doute inutile d’appliquer au fils Gimon les dispositions des articles 2,3 et 4, et vous m’autoriserez probablement à exiger seulement de lui le cautionnement de 60 000 francs qui, en vertu de l’ordonnance de 1781, doit être fourni par tout négociant français qui vient s’établir à Alger. J’ai adressé au citoyen Gimon, le 18 fructidor [5 septembre], l’arrêté du 6 prairial [26 mai], l’invitant de se conformer à ses dispositions ; il m’a répondu, le 19 [6 septembre], qu’il allait s’empresser d’écrire à cet égard à sa maison de Marseille. « Quant aux artisans et ouvriers, me dites-vous dans votre lettre du 20 prairial [9 juin], vous leur appliquerez la disposition exprimée dans l’article 5 du titre 2 de l’ordonnance du Levant et vous les admettrez et les tolérerez dans votre échelle qu’autant que le corps de la nation sera soumis à les cautionner.

Le corps de la nation, selon les ordonnances du Levant, se compose de tous les négociants établis sur l’échelle, et, dans ce moment, la seule maison Gimon est réputée le composer. Dois-je exiger d’elle le cautionnement pour les ouvriers et artisans qui résident ici ? Dois-je en exiger de quelques autres individus qui s’y trouvent ? Voici leurs noms :

Ch. Hyac Crest Père. Il est actuellement secrétaire particulier du consul batave ; il est établi ici depuis le mois d’avril 1785. Il a été négociant et a failli : le gouvernement français a été obligé, dans le temps, de payer ses dettes. Ne pourrais-je pas exiger un cautionnement du commissaire batave ?

Lieutenant général Crest fils. Il est né sur le pays ; il est secrétaire de l’agent de Suède. Doit-il être cautionné par celui-ci ?

Roch Martinonys. C’est un jeune homme né en Piémont ; il exerce ici la chirurgie. Sa conduite est régulière.

Nicolas Bornacid. Il est ici depuis 1785 ; il s’y comporte bien ; il est cuisinier du consul d’Espagne Ne puis-je pas exiger le cautionnement de cet agent ?

Antoine Carlotta. Son père, à ce qu’on m’assure, sicilien, est établi ici bijoutier sous la protection de la Régence. Antoine Carlotta, logé chez son père, vient d’arriver à Alger ; il m’a représenté un passeport émané de la préfecture des Alpes maritimes, signé Châteauneuf-Randon. Ce passeport exprime qu’Antoine Carlotta est né et domicilié à Nice. Ce jeune homme assure qu’il a servi dans nos armées, et qu’il a même été prisonnier en Angleterre. La Régence a trouvé assez étrange que le père se dise sicilien et le fils français. Direction, je vous prie sur ces individus.

Je joins ici l’état des français résidant à Alger au 1er vendémiaire an XI [23 septembre 1802].

Je vous salue très respectueusement.

Dubois Thainville.




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" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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