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LETTRE

DE DUBOIS THAINVILLE

A

TALLEYRAND

DU 23 FRUCTIDOR AN XII

[10 SEPTEMBRE 1804]

SUR DIFFERENTES AFFAIRES EN COURS



N° 186

Le 23 fructidor an XII [10 septembre 1804]

Monseigneur,

Le brick-courrier d’Espagne a mouillé ici le 14 [1er septembre]. Aucunes lettres de Votre Excellence ne me sont parvenues par cette occasion.

Les embarras de la cour de Madrid se multiplient tous les jours. Une polacre algérienne a été vendue à un espagnol le 4 thermidor [23 juillet]. Quelques jours après le Dey exigea qu’elle fût envoyée au Levant pour faire des recrues. M. le consul d’Espagne observa que ce bâtiment n’avait point son équipage, et qu’il ne pouvait d’ailleurs lui fournir ses papiers de mer. On fit passer sur la polacre, par ordre de la Régence, l’équipage d’un autre bâtiment espagnol, qui était dans le port, et, malgré toutes les représentations du consul, elle fut expédiée à Carthagène pour y prendre des expéditions.

Dix-huit canons de bronze avaient été demandés par le Dey, à la condition expresse qu’on en rembourserait le prix par des chargements de bled. Après de longues explications, les 18 canons furent embarqués à Cadiz sur un très gros bâtiment qui mouilla ici le 10 thermidor [29 juillet]. L’agent de la cour de Madrid réclama, en vertu des conventions, les quantités de bled nécessaires pour son chargement. Le Dey répondit qu’il s’entendrait, dans un autre temps, avec l’Espagne pour le paiement des canons, et que ce bâtiment lui était encore nécessaire pour l’expédier en Levant. Le consul d’Espagne représenta l’article de ses traités qui porte qu’aucun capitaine ne peut être envoyé où il ne veut pas aller, et déclara qu’il s’embarquerait plutôt que de lui fournir des papiers de mer. Le Dey répondit qu’il avait des pistolets et des yatagans pour le contraindre à les signer, – Ce furent les propres pressions dont se servit le Dey – et de suite il fit arborer le pavillon algérien sur le bâtiment espagnol, qui, 48 heures après, fit voile pour Rhodes avec les expéditions du consul. Le Dey a exigé en outre de l’Espagne une partie de bronze et l’envoi de 60 ouvriers dans différents genres.

Un autre bâtiment, ragusais, destiné, comme les autres, à faire des recrues, a été expédie le 9 [28 juillet] pour Smyrne avec des présents pour le Grand Seigneur.

La désertion des camps d’un grand nombre de turcs, très mécontents du gouvernement, nécessite l’arrivée de nouvelles recrues.

Tous les armements envoyés contre le rebelle de Gigeri sont rentrés ; point de nouvelles sur sa situation depuis ma lettre du 12 de ce mois [30 août], dont je joins ici le duplicata.

Le 27 thermidor (15 août, anniversaire de la naissance de l’empereur) j’ai fait chanter dans l’église de l’hôpital royal d’Espagne, la seule que nous ayons ici, une messe solennelle et un te deum pour son heureux avènement au trône. Tous les européens et un grand nombre d’esclaves ont assisté, avec les agents du gouvernement, à cette auguste cérémonie. Le révérend père Novela, administrateur, qui officiait, chanta, à la fin de la messe : Domini Salvum fae Imperatorem nostrum ; à sa voix se joignirent, avec enthousiasme, celles de tant de malheureux qui ont mis toutes leurs espérances en celui pour la conservation duquel nous invoquions la puissance divine. Je fus environné, en sortant de l’église, de tous ces infortunés, à chacun desquels je fis distribuer des aumônes.

J’avais fait préparer à ma campagne, qui présente, sur les bords de la mer, le coup d’œil le plus agréable, une table de 50 couverts. Le pavillon français et celui de la république italienne flottaient sur ma maison. Les agents des différentes nations, leurs familles, et toutes les personnes marquantes de la ville s’y réunirent. La santé de l’empereur fut portée à plusieurs reprises, pendant le dîner, et cette fête eut tout l’éclat qu’il était possible de lui donner dans ces contrées barbares.

Les anglais viennent de représenter le 4ème acte de la honteuse comédie qu’ils jouent ici depuis un an. La frégate le Narcisse, commandée par M. Donnely, a mouillé sur la rade le 14 de ce mois [1er septembre] ; elle n’a point été saluée. Un officier s’est présenté au kiosque du Vekilhandji pour annoncer que le commandant viendrait à terre le lendemain apporter au Dey une lettre de l’amiral Nelson. Ce message préliminaire a été déterminé à l’effet de préparer les voies de la négociation par la distribution d’une grande nouvelle. L’officier anglais a déposé qu’ils avaient rencontré en mer une frégate américaine venant de Livourne ; qu’ils avaient appris que 40 mille français escortés par six vaisseaux de ligne s’étaient présentés il y a 25 ou 26 jours, sur les côtes d’Angleterre pour opérer une descente ; que les embarcations avaient été coulées bas, tous les hommes tués, noyés ou faits prisonniers, et que les 6 vaisseaux étaient tombés au pouvoir des flottes britanniques. Malheureusement pour la nouvelle de M. le commandant anglais, le brick-courrier d’Espagne mouillait en même temps que lui sur la rade. Aucune lettre ne parlait de ce grand événement, et des gazettes de Paris du 27 thermidor [15 août], c'est-à-dire de 17 jours, n’annonçaient pas même qu’il fût sorti des ports de France une seule de nos divisions. Il a été conséquemment facile de démontrer la fausseté de cette nouvelle, à laquelle nos ennemis s’efforcent encore aujourd’hui de donner de l’authenticité.

M. l’officier anglais a reparu le 15 [2 septembre] pour solliciter le salut des forts, avec la promesse qu’il serait rendu de suite. Le Dey l’a refusé pendant toute la matinée, et ne s’est déterminé à l’accorder que d’après les vives sollicitations du Vekilhandji de la marine.

Le commandant anglais est venu à terre à midi. Connaissant l’insuccès de la nouvelle qu’il avait fait publier la veille, il a annoncé que la Russie et toutes les puissances du Nord s’étaient jointes à l’Angleterre contre la France, et que bientôt l’empereur d’Allemagne entrerait dans cette nouvelle coalition. A une heure il a été présenté au Dey ; il lui a remis la lettre de lord Nelson. Cet amiral ne se borne plus qu’à demander l’équipage et la cargaison, évaluée à 3 000 piastres, d’un bâtiment sicilien pris avec ses passeports, en assurant qu’un consul, autre que M. Falcon, arriverait très incessamment ici. Le Dey, malgré les plus vives instances des négociateurs anglais, a persisté dans ses premières résolutions : il a déclaré qu’il n’entendait rendre aucun esclave ni entrer dans aucun arrangement qu’on n’eût régulièrement envoyé auprès de lui un chargé d’affaires. M. Donnely a dit au Dey, ainsi que M. Keats, lors de la dernière négociation, qui l’avait reproché au Vekilhandji de la marine, que les algériens ne connaissaient pas leurs meilleurs amis ; qu’ils n’en avaient pas de plus sincères que les anglais, et qu’ils ne devaient leur existence qu’à la constante opposition de la cour de Londres aux projets manifestés par celle de France d’anéantir la Régence. Le Dey n’a pas donné une grande attention à ces déclamations.

Dans la soirée le commandant anglais a vu le Khaznedji. Après les compliments d’usage, ce ministre lui a demandé des nouvelles. M. Donnely s’est étendu longuement sur notre défaite et sur la coalition des puissances du Nord. Il a accompagné ces nouvelles, qu’il a assuré être authentiques, de toutes les impostures que les anglais sont accoutumés à imaginer contre nous. Le ministre, mécontent du langage tenu le matin à un prince très susceptible de prendre de l’humeur contre nous, a répondu à M. Donnely, sur le ton plaisant qui lui est assez ordinaire : « Je me rappelle de toutes les fausses nouvelles que vous avez publiées ici lorsque les français étaient en Egypte ; je me souviens surtout de celle de la mort de Bonaparte, que le commandant de l’une de vos frégates me donna, et qui vous fit tirer 21 coups de canon à Londres. Bonaparte est cependant aujourd’hui empereur des français. Prends garde, au contraire, ajouta-t-il qu’il ne soit en ce moment dans ton pays. »

Le négociateur anglais, un peu déconcerté de ce langage, a insisté sur les demandes qu’il avait faites le matin. Le Khaznedji lui a répondu à peu près dans le sens du Dey. M. Donnely s’est retiré assez mécontent, et a passé la nuit chez un juif, où il a eu de longues conférences avec Busnach. Hier il s’est embarqué dans la soirée avec quelques douzaines de poules, une soixantaine de moutons et 18 ou 20 bœufs, demandés avec de vives instances, et obtenus après de grandes difficultés et à force d’argent. Il a fait voile cette nuit.

On a su, par quelques matelots anglais, que l’escadre qui croise devant Toulon est dans la plus grande disette de vivres.

M. Donnely est celui qui vient de traiter à Tunis. Voici ce que M. Devoize me mande à son égard.

« Les anglais s’humilient ici comme à Alger. N’ont-ils pas signé la convention de ne délivrer à l’avenir de passeports à d’autres qu’à des anglais ou maltais ? N’ont-ils pas consacré, par cette lâche condescendance , l’esclavage de tant de malheureux pris sous leur pavillon, et en vain réclamés depuis un temps infini ?

Le commandant de la frégate la Narcisse n’a-t-il pas menacé à la goulette deux esclaves napolitains, qui s’étaient réfugiés à la poupe, et tenaient le pavillon embrassé, de faire feu sur eux, s’ils ne se retiraient pas sur le champ ? Ce commandant s’appelle M. Donnely. » Nos corailleurs me donnent toujours beaucoup d’embarras. J’ai eu l’honneur de vous mander que j’étais parvenu, de concert avec le commissaire de Tunis, à faire saisir un corsaire anglais qui les rançonnait et les inquiétait beaucoup. Un armement français sorti de Corse, commandé par le nommé Santi Parodi, lui avait succédé, et se conduisait en véritable ennemi ; il a quitté les parages de Bône. J’ai rendu compte de sa conduite par ma lettre du 16 thermidor [4 août].

Le corsaire anglais pris par un armement de la République italienne a été conduit à Bizerte. Le capitaine s’est échappé et le vice-consul anglais de Bône, qui se trouvait embarqué sur cet armement, a été relâché par le commissaire général de Tunis. L’un et l’autre sont revenus à Bône. Avant la prise de cet armement ennemi, le capitaine avait exigé 40 piastres fortes de chaque bateau, et avait déclaré qu’il saisirait jusque sur les terres d’Alger, et même dans le port, tout corailleur qui n’aurait pas souscrit cet accord. Tous les patrons s’étaient réunis, et avaient demandé des armes au sous-commissaire Léon pour se défendre contre ce pirate. M. Léon leur avait offert celles que les agents de la compagnie d’Afrique avaient laissées dans les magasins ; mais le gouvernement de Bône s’était opposé à ce qu’elles leur fussent délivrées. M. Léon avait écrit au Bey de Constantine, qui avait ordonné que les armes fussent mises à sa disposition pour être distribuées à nos pêcheurs qui avaient le droit de se défendre contre les forbans. Les patrons alors avaient changé de détermination : ils s’étaient portés en foule chez le sous-commissaire pour l’engager à prendre, en leur nom, des arrangements avec le capitaine du corsaire. M. Léon avait repoussé cette mesure comme contraire à la dignité du gouvernement français. Les corailleurs s’étaient révoltés contre lui (je me sers de ses expressions) et avaient dit que, placés pour les protéger, il apportait des obstacles à la pêche, et qu’ils le rendraient responsables du temps qu’ils perdaient, et de tous les bateaux qui pourraient être pris par le corsaire. Alors tous les patrons se présentèrent chez le vice-consul anglais ; ils convinrent, en présence de cet agent, que chaque patron paierait 40 piastres fortes au capitaine du corsaire qui s’engagea à les protéger, pendant 40 jours, contre toute entreprise du forban de Gigeri, et de tout autre corsaire de sa nation. Nos patrons étaient venus représenter à M. Léon, en présence du capitaine anglais, un brouillon de cette transaction honteuse. M. Léon avait répondu qu’ils étaient bien les maîtres de payer à un ennemi ce qu’ils voudraient, et même de lui livrer leurs bateaux ; mais qu’il ne voulait pas approuver un arrangement aussi ignominieux, et qu’il allait s’empresser de m’en rendre compte. De retour à Bône, le vice-consul anglais a envoyé à M. Léon le projet d’arrangement, qui n’avait pas même été soumis par les patrons, et a exigé qu’il retint leurs expéditions jusqu’à ce qu’ils eussent payé les 40 piastres fortes dont ils étaient convenus. M. Léon s’est élevé avec force contre une pareille prétention ; il a dit que, bien loin d’avoir approuvé cette transaction, ou promesse (puisque la pièce qu’il représentait n’était pas même signée) il s’était, au contraire, constamment opposé, et il a refusé de payer.

Le capitaine du corsaire est ensuite venu trouver M. Léon. Il lui a exposé que, jusqu’à l’instant de sa capture, il avait constamment protégé nos corailleurs ; qu’ils s’étaient livrés paisiblement à la pêche sous ses auspices ; qu’il avait rempli ses promesses, et qu’il réclamait l’exécution de celles qui lui avaient été faites. M. Léon lui a répété ce qu’il avait dit au vice-consul anglais, et a persisté dans le refus d’acquitter aucune somme. Le capitaine a pris beaucoup d’humeur ; il a dit qu’il avait agi de bonne foi, et qu’on l’avait trompé ; que nos corailleurs, qu’il protégeait, l’avaient fait prendre, et qu’il s’en vengerait ; qu’il allait armer un bateau, et qu’il les prendrait à terre, sous le canon des forts, et même dans le port. En vain M. Léon a observé au Divan de Bône que cette conduite était contraire au droit des gens, aux traités et aux lois de la mer. Malgré ses présentations, un bateau a été armé ; il était au môle prêt à sortir au moment où M. Léon m’écrivait. Le vice-consul anglais avait même eu l’insolence d’y faire arborer le pavillon britannique, et de mettre dessous les couleurs françaises.

Tel est l’extrait d’une très longue lettre qui m’a été adressée par le sous-commissaire de Bône le 28 thermidor [16 août].

Je me suis plaint à la Régence de ces brigandages ; je suis entré avec force dans de grands détails sur des griefs qui s’accumulaient tous les jours. On a paru profondément indigné de la conduite des anglais, et un courrier a été expédié de suite au Bey de Constantine, avec ordre de les réprimer sur le champ. J’ai saisi cette occasion pour réclamer avec véhémence les français tombés au pouvoir du rebelle de Gigeri. On m’a répondu que toutes les mesures avaient été prises à cet égard, et qu’on, désirait autant que moi de les arracher des mains de ce brigand.

Le Khaznedji, il y a environ 5 à 6 semaines, réclama les deux caisses de corail que nous devons fournir à la Régence. Nos pêcheurs ayant refusé, l’an passé, de fournir leur contingent, le sous-commissaire de Bône n’avait pu parvenir, comme j’ai eu l’honneur de vous le mander, à m’envoyer les quantités nécessaires. Celles d’ailleurs que j’avais reçues étaient de la plus mauvaise qualité, et non recevables. Je priai, en conséquence, le premier ministre d’attendre encore quelque mois, en l’assurant qu’aussitôt que j’aurais reçu le corail qui doit être exigé cette année à Bône, je m’empresserais de remettre à la Régence les deux caisses complètes. Le Khaznedji me répondit très obligeamment qu’il m’accordait tout le temps qui m’était nécessaire ; mais le Dey, voulant envoyer du corail à Constantinople par le troisième bâtiment qui va partir pour faire des recrues, a réclamé le 13 de ce mois [31 août], par un chaouch, les deux caisses. Je m’empressais de rappeler au Khaznedji sa convention avec moi ; il me fit prier d’envoyer les quantités qui étaient à ma disposition, parce que le Dey prendrait infailliblement de l’humeur si elles n’étaient pas remises sur le champ. Je les fis porter par mon drogman au palais du Dey. Le corail fut trouvé non recevable, comme il l’était en effet ; mais, par égard pour moi, le premier ministre le reçut, et s’empressa d’en dérober la vue au prince, auquel même il rendit compte que toutes les quantités avaient été fournies.

Votre Excellence sait beaucoup mieux que moi que la plus petite affaire peut occasionner ici beaucoup de désagréments, avec un prince surtout aussi susceptible que celui-ci, et je ne doute pas que celle-ci ne m'eut donné de très grand, si le Khaznedji n’eût pris très obligeamment soin de l’étouffer. J’ai pris avec lui l’engagement sacré de satisfaire à nos conventions aussitôt que j’aurai reçu le corail de Bône ; mais M. Léon me mande que nos pêcheurs, malgré l’arrêté du gouvernement du 13 pluviôse [3 février], sont encore plus récalcitrants que l’an passé pour fournir leur contribution, et qu’ils retournent même en France sans reprendre leurs papiers, déposés dans la chancellerie conformément à l’art. 3 du même arrêté. J’ai écrit à M. Léon d’exiger impérieusement de chaque patron le contingent auquel il a été taxé, et je l’ai autorisé à acheter les quantités qui pourraient lui manquer.

Vous vous convaincrez de plus en plus par ces détails, Monseigneur, du mauvais esprit et de l’indiscipline qui règnent parmi nos corailleurs, de leur constante application à éluder les lois, et du peu de respect qu’ils portent aux agents du gouvernement. Ils étaient les mêmes dans le temps où ils étaient soumis, dans la province de Constantine, à l’administration régulière de la compagnie d’Afrique. Ce sont des vices, à ce qu’il parait, inhérents à cette espèce d’hommes. Il serait bien à désirer, cependant, que quelques autorités de France fussent plus sévères sur le choix des patrons et la composition des équipages ; la plupart des pêcheurs sortis de l’île d’Elbe sont napolitains, et ces gens-ci ne l’ignorent point ; le premier ministre m’en parlait encore dernièrement avec assez d’humeur.

Je vous supplie, Monseigneur, de vouloir bien donner des ordres pour que ces détails soient communiqués au ministre de l’Intérieur, dans les attributions duquel se trouve la pêche du corail.

Je donne à Son Excellence le ministre de la Marine les détails qui concernent son ministère.

Daignez agréer, Monseigneur, etc…

Dubois Thainville.




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Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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