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COLLECTION PHILIPPE MAILLARD




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LETTRE

DE BONAPARTE

AU

DEY D'ALGER

CONTRESIGNE PAR TALLEYRAND

SUR UNE DEMANDE DE REPARATIONS

EN DATE DU

29 MESSIDOR AN X

[18 JUILLET 1802]



Bonaparte, Premier Consul, au très haut et très magnifique Dey d’Alger que Dieu le conserve en prospérité et en gloire !

Je vous écris cette lettre directement, parce que je sais qu’il y a de vos ministres qui vous trompent, et qui vous portent à vous conduire d’une manière qui pourrait vous attirer de grands malheurs.

Cette lettre vous sera remise en main propre par un adjudant de mon palais [Hulin]. Elle a pour but de vous demander prompte réparation, et telle que j’ai droit de l’attendre des sentiments que vous avez toujours montrés pour moi.

Un officier français a été battu dans la rade d’Alger par un de vos reis ; l’agent de la République [Dubois Thainville] a demandé satisfaction et n’a pas pu l’obtenir.

deux bricks de guerre ont été pris par vos corsaires qui les ont amenés à Alger et les ont retardés dans leur voyage. Un bâtiment napolitain a été pris par vos corsaires dans la rade d’Hyères, et par là ils ont violé le territoire français. Enfin du vaisseau qui a échoué, cet hiver, sur vos côtes, il me manque plus de 150 hommes qui sont entre les mains des Barbares.

Je vous demande réparation pour tous ces griefs, et, ne doutant pas que vous ne preniez toutes les mesures que je prendrais, j’envoie un bâtiment pour reconduire en France les hommes qui me manquent.

Je vous prie aussi de vous méfier de ceux de vos ministres qui sont ennemis de la France ; vous ne pouvez pas avoir de plus grands ennemis ; et, si je désire vivre en paix avec vous il ne vous est pas moins nécessaire de conserver cette bonne intelligence qui vient d’être rétablie et qui, seule, peut vous maintenir au rang et dans la prospérité où vous êtes ; car Dieu a décidé que tous ceux qui seraient injustes envers moi seraient punis. Si vous voulez vivre en bonne amitié avec moi, il ne faut pas que vous me traitiez comme une puissance faible ; il faut que vous fassiez respecter mon pavillon, celui de la République italienne, où je commande, et que vous me donniez réparation de tous les outrages qui m’ont été faits.

Cette lettre n’étant pas à une autre fin, je vous prie de la lire avec attention, vous-même, et de me faire connaître, par le retour de l’officier que je vous envoie, ce que vous aurez jugé convenable de faire.

Donné à Paris au Palais du Gouvernement. [Malmaison]

Le 29 messidor an X – 18 juillet 1802.

Signé Bonaparte.

Par le Premier Consul le Secrétaire d’état :

Signé Hugues Maret.

Le ministre des Relations extérieures :

Ch. Mau. Talleyrand.




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Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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