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TALLEYRAND D'APRES GERARD




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LETTRE DE TALLEYRAND

A ROEDERER

SUR LE MARC D'ARGENT

S. D.





Droits politiques – Corps législatifs et électoraux.

Je plaçai les premiers fondements de la liberté dans l’égalité à peu près parfaite des droits politiques. L’assemblé ayant décrété que pour être éligible il fallait payer à l’Etat une contribution de la valeur d’un marc d’argent, je soutins qu’on ne devait point opposer de condition de fortune à l’éligibilité pour les fonctions législatives ; que la seule confiance des électeurs devait suffire ; qu’il serait plus juste et plus utile d’imposer des conditions de fortune pour l’éligibilité à l’électorat que pour la députation.

Cette opinion était celle de Sieyès, du duc de la Rochefoucauld, de l’évêque d’Autun (M. de Talleyrand), de la Fayette, de Mirabeau, de Barnave, etc. -- Je possède une lettre curieuse qui m’a été écrite à ce sujet par l’évêque d’Autun.

Voici cette lettre :

« Vos réflexions, Monsieur, sont excellentes : elles appartiennent à un homme qui médite avec l’esprit le plus et le mieux philosophique. Ne penseriez-vous pas pourtant que de manière ou d’autre, il faut contribuer aux charges de la société pour avoir un droit complet à ses avantages ? Hors de là, il pourrait paraitre qu’in n’a droit qu’à sa protection. Tout cela n’empêcherait pas que la loi du marc d’argent, à laquelle il m’a été impossible de m’accoutumer un instant, ne fît supprimée ou fortement modifiée. Je vous communiquerai à ce sujet une idée qui peut-être concilierait tout.

J’ai l’honneur de vous offrir, Monsieur, l’hommage bien vrai de mon estime, de mon respect et de mon attachement. »

Signé : l’évêque d’Autun

J’établis que nul autre état que celui de la domesticité ne devait exclure de l’exercice des droits politiques du citoyen ; que les comédiens, les Juifs, les hommes de couleur, présentant d’ailleurs les conditions d’âge et de résidence en France, ne pouvaient en être privés ; et ce fut sur ma proposition que l’état civil fut donné aux comédiens.

Je voulais garantir la pureté du corps législatif en mettant une barrière entre la conscience de ses membres, et la séduction de la cour. Je voulais qu’il fût interdit aux députés d’accepter des places du gouvernement. Je proposai des peines contre ceux qui en solliciteraient. Je demandai que la constitution prononçât contre les députés l’exclusion du ministère pendant les quatre ans qui suivraient la députation.


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in ROEDERER OEUVRES COMPLETES TOME III PAGE 279 ET SV








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© EX-LIBRIS réalisé pour ma collection par Nicolas COZON - Gravure au Burin sur Cuivre
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Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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