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TALLEYRAND D'APRES GERARD




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LETTRE

DE TALLEYRAND

AUX PLENIPOTENTIAIRES

DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE

LE

15 PLUVIOSE AN VI

3 FEVRIER 1798





J’ai reçu, Citoyens, votre dépêche du 21, avec les pièces qui y étaient jointes.

Quoique le discours que M. de Metternich a prononcé devant les députés de l’Empire ne soit, après tout, qu’un dialecte ridicule dans lequel le plénipotentiaire impérial affecte de conserver toute la morgue autrichienne, et quoique à travers la déclamation dont il est rempli, et malgré les conclusions qui le terminent, j’aie remarqué l’alinéa qui commence par ces mots : « Tous les principes du droit des gens, etc. », comme celui dans lequel on trouve la véritable pensée du négociateur, j’ai été charmé de voir que dans votre note, en réponse à celle sur les mouvements de Brisgau, vous ayez insinué, d’une manière tout à fait convenable, votre juste mécontentement.

Je vous dois l’explication d’un mot que j’ai employé deux fois dans ma dépêche N° 23 et que j’ai reconnu trop tard susceptible d’interprétations diverses.

Quand je vous ai dit, en parlant de votre première proposition de la limite du Rhin : « Cette base une fois posée, le principe des sécularisations qu’ont déterminé simultanément la part de la Prusse et celle de l’Autriche » ; quand plus bas j’ai ajouté : «Il me semble que cette marche simultanée sera amenée par la force des choses, etc. », je n’ai point entendu qu’il fût question d’établir entre vous et les deux légations d’Autriche et de Prusse des conférences communes pour déterminer de concert la part de chacun ; j’ai voulu dire que vous feriez bien de conduire de front, mais séparément, les deux négociations avec la Prusse et l’Autriche, afin de les coordonner l’une et l’autre. Simultanément signifie ici en même temps, mais non pas ensemble. Je crois m’être suffisamment expliqué. Ce n’est pas qu’il ne puisse, un jour, devenir utile de réunir les deux négociations en une seule, mais cela suppose des développements qui n’ont point encore eu lieu et qu’il faut attendre en évitant de compromettre le succès de la pacification par une réunion précoce, par une confiance indiscrète.

J’en dis autant pour la communication des articles secrets de Campo-Formio sur laquelle vous revenez et que vous jugez convenable. Je persiste à croire que si cette révélation doit être faite, ce ne sera que dans un moment décisif et dont le Directoire seul pourra être juge. J’ai écrit dans ce sens au citoyen Caillard, à qui M. d’Haugwitz avait aussi témoigné beaucoup de curiosité. J’ai répondu de même à M. de Sandoz, et il convient à tous égards que vous gardiez sur ce point un silence absolu aussi longtemps qu’on ne vous aura point prescrit de le rompre.

Salut et fraternité.

CH. MAU. TALLEYRAND



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TIRE DU LIVRE DE G. PALLAIN LE MINISTERE DE TALLEYRAND SOUS LE DIRECTOIRE










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Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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