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TALLEYRAND D'APRES GERARD




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PROTOCOLE N° 31

DE LA CONFERENCE DE LONDRES

DU 6 AOUT 1831

SUR

LES AFFAIRES DE LA BELGIQUE




Présents : les P.P. d’Autriche, de France, de la Grande-Bretagne, de la Prusse et de Russie.

Le P.P. de S. M. B. a ouvert la Conférence en faisant aux P.P. des quatre autres Cours la déclaration suivante :

Que du moment où le gouvernement de S. M. B. avait reçu connaissance de la reprise des hostilités entre la Hollande et la Belgique, il avait donné à une division de la flotte l’ordre de se rassembler le plus tôt possible aux Dunes, où elle serait à portée de concourir aux mesures qui pourraient devenir nécessaire pour le rétablissement de l’armistice que les Cinq Puissances se sont engagées à maintenir entre Hollande et Belgique, et que depuis l’expédition de cet ordre le nouveau souverain de la Belgique avait réclamé l’assistance des cinq Puissances, et spécialement un secours naval de la Grande-Bretagne.

Le P.P. de S. M. le Roi des Français a déclaré que le souverain de la Belgique venait de demander à la France son intervention armée, vu la reprise des hostilités entre la Hollande et la Belgique ; qu’il avait même ajouté que le secours du gouvernement français était d’une extrême urgence, et qu’il n’y avait pas un instant à perdre pour lui, s’il voulait prévenir une conflagration général. Le danger étant aussi pressant, le Roi des Français s’était décidé à former immédiatement une armée pour aller au secours des Belges, et refouler les troupes Hollandaises sur leur territoire.

Les P.P. des quatre Cours ayant donné connaissance alors au P.P. de France des déclarations faites sur le même sujet par le gouvernement français aux représentants des quatre Cours à Paris, le P.P. de France s’est référé à ces déclarations, et a annoncé que dès que le but qu’elles indiquent serait atteint, l’armée française rentrerait dans le département du Nord.

Ces déclarations entendues la Conférence a considéré que, d’une part, la France, en prenant la détermination qu’elle venait d’adopter, n’avait pas eu le temps de remplir l’obligation où elle voulait rester, de se concerter avec ses alliés ; mais que, d’un autre côté, elle manifestait l’intention de ne faire servir les mesures prises qu’à l’exécution des engagements pris par les cinq Puissances, relativement au maintient de l’armistice entre la Hollande et la Belgique.

En conséquence, les P.P. des cinq Cours ont regardé l’entrée des troupes françaises en Belgique comme ayant eu lieu, non dans une intention particulière à la France, mais pour un objet vers lequel les délibérations de la Conférence se sont dirigées, et il est resté entendu que l’extension à donner aux opérations de ces troupes et leur séjour en Belgique seront fixés d’un commun accord entre les cinq Cours à la Conférence de Londres.

Il est resté entendu de même que, dans le cas où la coopération de la flotte anglaise deviendrait nécessaire, cette flotte n’agirait que pour l’accomplissement des mêmes vues, et d’après les mêmes principes.

En outre, il est demeuré convenu que les troupes françaises ne franchiront pas les anciennes frontières de la Hollande ; que leurs opérations se borneront à la rive gauche de la Meuse ; que dans aucune hypothèse elles n’investiront ni la place de Maëstricht, ni celle de Venloo, parce qu’alors la guerre serait portée trop prés des frontières de la Prusse et de l’Allemagne, ce qui pourrait donner lieu à des complications graves, que les puissances cherchent à éviter ; qu’enfin conformément aux déclarations faites par le gouvernement français, les troupes françaises se retireront dans les limites de la France dès que l’armistice aura été rétabli tel qu’il existait avant la reprise des hostilités.

Finalement, la Conférence a reconnu que les derniers événements l’engageraient plus fortement encore à s’occuper au plus tôt d’un Traité définitif, propre à terminer tout différend entre la Hollande et la Belgique, et indispensable au maintient de la paix générale.



TALLEYRAND.

ESTERHAZY.

WESSENBERG.

PALMERSTON.

BULOW.

LIEVEN.

MATUSZEWIC.





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D'après le recueil des Traités de la France par M. Jules de Clercq édité par A. DURAND et PEDONE-LAURIEL, Editeurs - Paris - 1880









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Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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