Optimisé pour
Espace de téléchargement





TALLEYRAND D'APRES GERARD




RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL / HOME PAGE
RETOUR AU CHAPITRE I : BIOGRAPHIE
RETOUR AU CHAPITRE II : ECRITS
RETOUR AU CHAPITRE III : TRAITES
RETOUR AU CHAPITRE IV : TEXTES, MEMOIRES ET OPINIONS
RETOUR AU CHAPITRE V : REPRESENTATIONS
RETOUR AU CHAPITRE VI : COLLECTION COMBALUZIER
RETOUR AU CHAPITRE VII : DOCUMENTS ET CARTES POSTALES
RETOUR AU CHAPITRE VIII : EVENEMENTS CONTEMPORAINS










L. S. DE TALLEYRAND

A

FLORENT GUIOT

CHARGE D'AFFAIRES PRES LES LIGUES GRISES

DU 9 MESSIDOR AN VI [27 JUIN 1798]

SUR LA REUNION DES GRISONS A L'HELVETIE







Paris, le 9 messidor an VI 9[27 juin 1798]

J’ai reçu, Citoyen, vos trois dépêches, en date des 6, 9 et 23 prairial [25, 28 mai et 11 juin], N° 29, 30 et 32.

Je dois rendre toute justice à la conduite politique que vous avez tenue pendant les troubles de la Suisse, et à l’art avec lequel vous avez su contenir les Ligues grises et les empêcher de prêter secours aux petits cantons leurs voisins. La neutralité qu’ils ont sagement gardée les a préservés des malheurs de la guerre, et le respect du gouvernement français pour leur indépendance doit leur inspirer toute confiance en lui.

Vous me parlez de différents bruits qui circulent autour de vous et auxquels vous seriez tenté de donner croyance : je vous invite à vous en défier. Mes lettres ne sont point en contradiction avec les intentions du Directoire exécutif. S’il avait des vues impératives sur cette république indépendante, vous en seriez instruit tout le premier. Mais en désirant son union à l’Helvétie, et en vous invitant à la conseiller, le Directoire veut qu’elle soit le fruit de la volonté des Grisons, et non qu’elle soit produite par la force.

Il y a, selon vous, trois considérations majeures qui retiennent les Communes :

1° La crainte d’être assujettie aux contributions exigées de la Suisse ;

2° d’être obligées à recevoir quelques détachements de l’armée française ;

3° d’éprouver des mouvements révolutionnaires.

Les contributions exigées en Suisse sont en indemnité des frais de guerre que l’agression de quelques cantons nous a forcé de faire. Ce cas n’existe point pour les Grisons.

La seconde objection serait répondue d’avance, si les Grisons prenaient le Directoire français pour médiateur de leur réunion à la Suisse.

La troisième dépend de leur propre sagesse. D’ailleurs chaque peuple souverain met à sa réunion les conditions qu’il lui plait ; et tout ce qui n’est pas contraire aux bases de la constitution helvétique, peut être proposé.

Si cette réunion était votée pendant le congrès de Rastadt, le Corps helvétique trouverait peut-être le moyen d’acquérir par échange la baronnie impériale de Rezins, enclavée dans le territoire grison. C’est une idée que je vous donne à examiner, et qui ne pourra plus se reproduire, lorsque cette occasion sera passée.

Ch. Mau. Talleyrand.

******************************************


AFF. ETR. VOL. 38 F°139










RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL / HOME PAGE
RETOUR AU CHAPITRE I : BIOGRAPHIE
RETOUR AU CHAPITRE II : ECRITS
RETOUR AU CHAPITRE III : TRAITES
RETOUR AU CHAPITRE IV : TEXTES, MEMOIRES ET OPINIONS
RETOUR AU CHAPITRE V : REPRESENTATIONS
RETOUR AU CHAPITRE VI : COLLECTION COMBALUZIER
RETOUR AU CHAPITRE VII : DOCUMENTS ET CARTES POSTALES
RETOUR AU CHAPITRE VIII : EVENEMENTS CONTEMPORAINS





© EX-LIBRIS réalisé pour ma collection par Nicolas COZON - Gravure au Burin sur Cuivre
Tirage réalisé par les Ateliers CAPPELLE à Sannois - Val d'Oise -
Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




Optimisé pour
Espace de téléchargement