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TALLEYRAND D'APRES GERARD




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L. S. DE TALLEYRAND

A

FLORENT GUIOT

CHARGE D'AFFAIRES PRES LES LIGUES GRISES

DU 29 PRAIRIAL AN VI [17 JUIN 1798]

SUR LE FUTUR TRAITE D'ALLIANCE AVEC L'HELVETIE







Paris, le 29 prairial an VI [17 juin 1798]

Je réponds, Citoyen, à votre lettre du 16 prairial [5 mai], et puisqu’il parait que vous n’avez point reçu la copie que je vous avais transmise directement de ma note aux députés grisons, je vous en adresse une nouvelle.

A ce sujet je vous observe que vous n’avez pas bien jugé des motifs qui ont déterminé le Directoire à me charger de répondre aux inquiétudes manifestées par les Grisons. Vous avez même mal apprécié les termes de ma note. La condition sine qua non qui vous parait vicieuse, au lieu de favoriser des négociations à ouvrir entre l’Autriche et les Ligues, suppose des négociations achevées, parce que il y a en termes exprès : -- La première, que les Ligues auront obtenu la certitude que leur neutralité serait respectée par elle, d’où il résulte que la promesse du gouvernement français n’est formelle qu’autant que toute garantie de la part de l’Autriche aurait déjà été acquise. Ainsi on pourrait argumenter sur ce texte, mais cela n’est point nécessaire.

Il saute aux yeux que ma note ne renferme que des assurances très vagues qui ne détruisent pas l’opinion prononcée en faveur de la réunion. Cette pièce avait pour objet beaucoup moins de rassurer une partie des Grisons que de préparer une réponse aux plaintes de l’Autriche ; il nous sera facile de détruire l’effet que le vicaire Planta a prétendu lui donner et je ne doute pas qu’il ne vous reste mille moyens d’amener les esprits à la réunion. Le meilleur argument à employer, c’est l’organisation complète de l’Helvétie. Elle est à peu près achevée. Bientôt un traité d’alliance et de commerce l’aura unie à la France. Cette époque sera décisive. Il est impossible que les Ligues conservent alors une existence isolée et je me fierais volontiers aux efforts du parti qui voudrait les ramener sous le joug de l’Autriche pour porter la très grande majorité du pays à sa réunion avec la République helvétique.

Agissez en ce sens, Citoyen, et si, avant de venir prendre votre place au Corps législatif, vous avez préparé cette association, vous aurez éminemment contribué au bonheur de ceux dont elle ne formera plus qu’une seule nation alliée de la France et régie par des lois analogues aux siennes, c’est-à-dire basée sur les vrais principes de la liberté et du système représentatif.

Ch. Mau. Talleyrand.

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AFF. ETR. VOL. 38 F°136










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Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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