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COLLECTION PHILIPPE MAILLARD




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L. A. S.

DE TALLEYRAND

AU GENERAL CLARKE,

DUC DE FELTRE,

MINISTRE PRES LE ROI D'ETRURIE

EN DATE DU

25 PLUVIOSE AN X

[14 FEVRIER 1802]



[Paris,] le 25 pluviôse an 10 [14 février 1802]

Mon cher général, l’objet de la lettre que je vous écris est étranger aux rapports officiels ; mais il tient à des sentiments personnels qui nous sont communs : et c’est pour cela que je vous en entretiens dans une lettre particulière.

M. de Beauharnais, beau-frère de Madame Bonaparte, oncle de Mad. Louis Bonaparte, erre en Europe portant partout une existence malheureuse, sans état, sans fortune, et étant par ses opinions, fort difficile à placer convenablement au milieu de nous.

Un homme qui, par son nom, conserve avec Madame Bonaparte, des rapports qui ne peuvent manquer d’affliger sa bienveillance, ne peut rester indifférent à aucune des personnes qui aiment le premier consul.

J’ai pensé que le Roi d’Etrurie saisirait avec plaisir une occasion qui lui serait présentée de faire une chose qui me parait tout à fait dans le sens de la reconnaissance et de l’affection qu’il a vouées au premier consul. Il est roi ; il sait de qui il tient sa couronne ; il ne peut pas vouloir, dès qu’il en est instruit, que Madame Bonaparte ait à s’affliger toujours de voir son beau-frère vivant en émigré, sans considération, sans fortune, sans patrie.

Mr de Beauharnais redeviendrait heureux s’il était sujet du roi de Toscane, s’il possédait dans les états de ce prince une terre qui, ou par ses droits, ou par son rapport, lui donnerait annuellement une trentaine de mille livres de rentes. Si l’on y joignait un ordre, celui de St Etienne par exemple, qui peut remplacer sa chère croix de Saint-Louis. Il serait parfaitement heureux et il irait vivre près du souverain qui lui aurait fait du bien : c’est une terre en toute propriété qu’il nous faut. Je n’ai besoin, mon cher général, que de vous présenter cette idée : vous la saisirez, j’en suis sûr, avec le zèle du sentiment, et vous la mettrez avec bonheur, avec circonspection et délicatesse au point d’être réalisée incessamment. Vous ferez là une chose très douce pour le cœur du premier consul.

Adieu, mon cher général, je vous renouvelle l’assurance de mon bien sincère attachement.

Ch. Mau. Talleyrand.

[Général Henri Clarke, duc de Feltre, ministre de France près du Roi d’Etrurie]



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Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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