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TALLEYRAND D'APRES GERARD




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ENTREFILET

DU JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRE

DE TOULOUSE ET DE LA HAUTE GARONNE

N° 164

DU DIMANCHE 23 NOVEMBRE 1834





FRANCE.

PARIS, 17 novembre.

Lors de son voyage à Valençay, M. le duc d'Orléans a donné aux ouvriers de la forge de Luçay-le-Mâle, 500fr ; aux pauvres de Valençay, 700fr ; aux pauvres de Varennes, 200fr ; aux ouvriers de la filature de Valençay, 200fr ; à la commune de Valençay, pour l’aider à fonder une école d’enseignement mutuel, 600fr. Enfin M. le prince de Talleyrand , qui a fondé et entretient un établissement de charité, administré par des religieuses, chargées d'instruire des jeunes filles de la classe pauvre et de porter des secours à domicile aux malades indigents, qui fait distribuer chaque semaine du pain aux indigents, et qui, chaque année, fait distribuer des vêtements aux pauvres de cette commune, a, pendant le séjour du prince royal, fait une nouvelle distribution de vêtements d’hiver.

On lit dans le Messager :

La retraite de Maurice Talleyrand a été pour tous les gouvernements le signe avant-coureur de leur chute. Repassez l'histoire et comptez. Il abandonna noblesse et clergé, lui, évêque et prince dès 1789 ; il sentait que la vie allait s'éteindre dans ces deux grands corps. Il quitta un peu plus tard la royauté qui devait se briser, en cherchant à échapper aux étreintes du peuple qui l'avait embrassé. Le directoire fut déserté à temps, et même l’empire, dont la destinée semblait devoir être si brillante et si longue. Le grand chambellan de Louis XVIII et de Charles X avait su dès longtemps se ménager un abri contre les folies de la légitimité qu’il avait baptisée et qui devait mourir avant lui. La quasi-légitimité et le torisme reçoivent à leur tour maintenant l’avertissement fatal. M. de Talleyrand avait cru devoir fixer à Londres son dernier séjour, dans ce monde qu'il méprise, et dont il est largement payé de retour. Catastrophe pour catastrophe il préfère aujourd'hui celle qu'il peut attendre dans sa patrie, pour laquelle il rêve peut être en ce moment un de ces coups par lesquels il sait racheter toutes ses perfidies passées. Nous ne répondrions pas qu’il ne songeât à quelque nouveau congrès de Vienne, la dernière des villes où l’aristocratie périra, parce qu’elle renferme le plus intelligent des peuples. Si M. de Talleyrand part pour l'Allemagne, c'est pour ne plus revenir en France, ou pour y revenir qu'avec Henri V et les cosaques ses alliés naturels.

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COLLECTION PHILIPPE MAILLARD









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© EX-LIBRIS réalisé pour ma collection par Nicolas COZON - Gravure au Burin sur Cuivre
Tirage réalisé par les Ateliers CAPPELLE à Sannois - Val d'Oise -
Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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