Optimisé pour
Espace de téléchargement





TALLEYRAND D'APRES GERARD




RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL / HOME PAGE
RETOUR AU CHAPITRE I : BIOGRAPHIE
RETOUR AU CHAPITRE II : ECRITS
RETOUR AU CHAPITRE III : TRAITES
RETOUR AU CHAPITRE IV : TEXTES, MEMOIRES ET OPINIONS
RETOUR AU CHAPITRE V : REPRESENTATIONS
RETOUR AU CHAPITRE VI : COLLECTION COMBALUZIER
RETOUR AU CHAPITRE VII : DOCUMENTS ET CARTES POSTALES
RETOUR AU CHAPITRE VIII : EVENEMENTS CONTEMPORAINS










LETTRE

DU PRINCE DE TALLEYRAND

A

CASIMIR PERIER

EN DATE DU

3 SEPTEMBRE 1831







Londres, le 3 septembre 1831.

Il y a longtemps, monsieur, que je n’ai eu l’honneur de vous écrire, mais je vous savais si occupé de toutes nos grandes questions politiques que je n’ai pas voulu vous donner une lettre de plus à lire, et j’ai laissé M. votre fils vous mander tout ce qui se passe ici ; je suis sûr qu’il le fait bien et je m’en rapporte à ce qu’il vous écrit ; je le mets en mesure de bien juger, je suis parfaitement content du travail dont je le charge. J’arrête son zèle, parce que dans notre carrière, le zèle n’est que nuisible. La réserve que je prescris n’est pas trop populaire, mais je la crois utile.

Nous sommes arrivés à un moment si important et si délicat que je ne saurais assez appeler votre attention sur la direction que j’ai à recevoir de Paris. Il est évident que si l’on est calme, si on laisse le temps agir, nous arriverons d’ici à six semaines, et en vérité, cela n’est pas long, à la signature d’un traité définitif qui nous assurera la paix que nous avons voulu avoir, sans avoir froissé les vanités anglaise et française qui sont aussi susceptibles l’une que l’autre. Si l’on n’était pas en France aussi ignorant des intérêts du dehors qu’on l’est, on serait bien persuadé que nous avons obtenu depuis un an une position que jamais on n’a pu espérer d’avoir dans la première année d’une révolution. Mais ne brusquons rien ; nous serons refusés si nous demandons officiellement des choses que l’on est décidé à nous accorder. Les places fortes seront abattues, c’est sûr ; une convention qui le dirait aujourd’hui nuirait au gouvernement anglais, assez pour menacer son existence. Ce que je demande, c’est que nous n’effarouchions pas trop par trop de mouvement. Votre présence au ministère est, de tous les arguments, celui qui me sert le plus pour calmer les inquiétudes que les brouillons donnent et renouvellent depuis un an. Il est positif que tant que vous serez au ministère, personne ne croira que l’Europe puisse être troublée. Laissez-moi vous répéter que vous êtes essentiel, non seulement pour les destinées de la France, mais pour la conservation de l’ordre en Europe ; vous rendez les gouvernements plus forts ; c’est là ce qui m’est dit de tous côtés. Adieu, monsieur, je vous renouvelle l’assurance….

Recevez…

Ch. Mau. TALLEYRAND.

******************************************


in MEMOIRES DE TALLEYRAND










RETOUR A LA PAGE D'ACCUEIL / HOME PAGE
RETOUR AU CHAPITRE I : BIOGRAPHIE
RETOUR AU CHAPITRE II : ECRITS
RETOUR AU CHAPITRE III : TRAITES
RETOUR AU CHAPITRE IV : TEXTES, MEMOIRES ET OPINIONS
RETOUR AU CHAPITRE V : REPRESENTATIONS
RETOUR AU CHAPITRE VI : COLLECTION COMBALUZIER
RETOUR AU CHAPITRE VII : DOCUMENTS ET CARTES POSTALES
RETOUR AU CHAPITRE VIII : EVENEMENTS CONTEMPORAINS





© EX-LIBRIS réalisé pour ma collection par Nicolas COZON - Gravure au Burin sur Cuivre
Tirage réalisé par les Ateliers CAPPELLE à Sannois - Val d'Oise -
Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




Optimisé pour
Espace de téléchargement