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TALLEYRAND D'APRES GERARD




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LETTRE

DU PRINCE DE TALLEYRAND

AU

GENERAL SEBASTIANI

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

EN DATE DU

7 JUIN 1831







Londres, le 7 juin 1831.

Monsieur le comte,

Les ministres de Hollande à Londres ont adressé à lord Palmerston deux notes : l’une, pour demander quelle était la résolution prise par les Belges à l’expiration du délai qui leur avait été accordé pour se prononcer sur les bases de la séparation ; l’autre, pour se plaindre de la lettre adressée par lord Ponsonby à M. Lebeau, ministre des affaires étrangères à Bruxelles. Ces deux notes ayant été communiquées à la conférence, il a été résolu qu’il y serait répondu. J’ai l’honneur de vous envoyer des copies de ces différentes pièces auxquelles j’en joins une du protocole numéro 25 relatif au rappel de lord Ponsonby.

Vous verrez par les réponses de la conférence aux notes des ministres de Hollande, qu’elles ont pour but de maintenir le roi Guillaume dans la ligne de modération dont il ne s’est pas encore écarté, de calmer l’irritation que lui causent la conduite et les prétentions des Belges, et de lui donner sur le projet de cession, à titre onéreux, du Luxembourg, des explications satisfaisantes. Nous avons lieu d’espérer que ces notes produiront à La Haye l’effet qu’on s’en promet ici et qu’elles empêcheront, de la part des Hollandais, toute espèce d’agression.

Il a été convenu en même temps que les ministres des cinq puissances écriraient aux représentants de leurs cours à La Haye une lettre dont j’ai l’honneur de vous transmettre les bases, et qui a pour but de faire arriver au roi de Hollande, avec ensemble et d’une manière uniforme, les observations et les considérations qui paraissent de nature à le rassurer sur les dispositions des puissances et sur le maintien de ses droits. Je pense que le gouvernement du roi jugera utile d’envoyer à M. le baron de Mareuil des instructions puisées dans ces documents.

Je viens de recevoir la dépêche que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 5. J’ai lieu de croire que, lors de l’expédition de cette dépêche, vous n’aviez pas une connaissance entière de l’acte qui nomme le prince Léopold roi de la Belgique. Comme on veut l’astreindre à jurer l’intégrité d’un territoire qui n’est pas encore déterminé et auquel les Belges ajoutent même des villes qu’ils ne possèdent pas, j’ai peu de doute sur la détermination que prendra le prince Léopold, et je pense qu’elle sera conforme à ce qu’il a toujours répondu aux députés belges qui sont venus ici s’assurer de ses dispositions.

Les Belges auraient dû comprendre que la première chose qu’ils avaient à faire était d’accéder aux bases de leur séparation avec la Hollande ; et je remarque dans la lettre du chargé d’affaires de France à Berlin, dont vous m’avez envoyé copie, que ma manière de voir sur ce point est aussi celle du cabinet prussien, car M. de Bernstorff lui a dit que pour atteindre le but que se proposaient les puissances, il était nécessaire qu’elle fissent connaître préalablement aux Belges l’obligation de se conformer au protocole qui a fixé les limites de leur territoire. Tous les cabinets envisagent cette question sous le même point de vue.

Quant aux arrangements pour le Limbourg, ils peuvent suivre, mais ils ne peuvent précéder la reconnaissance des limites. Les projets de M. le général Belliard vous a communiqués, et sur lesquels il m’a écrit aussi, ont été présentés ici dès longtemps par les Belges, mais sans succès.

Vous aurez vu par ma lettre d’hier que les dispositions que le gouvernement du roi pourra prendre, doivent être calculées d’après ses convenances intérieures ; j’ai la certitude qu’il lui sera offert, sur ce point, toutes les facilités qu’il pourra désirer.

Vous verrez, par les pièces dont j’ai l’honneur de vous envoyer des copies, que personne ne doute ici du rappel du général Belliard que vous m’avez autorisé à annoncer comme une conséquence du rappel de lord Ponsonby.

Recevez…

Ch. Mau. TALLEYRAND.

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in MEMOIRES DE TALLEYRAND










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Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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