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L. S.

DE TALLEYRAND

A

SIDI HASSAN,

DEY D'ALGER,

DE FRIMAIRE AN VI

[DECEMBRE 1797]



Paris, frimaire an VI [décembre 1797].

Illustre et magnifique Seigneur,

Nous avons reçu la lettre que vous avez pris la peine de nous écrire le 22 octobre 1797. Vous rappelez d’abord celle que nous vous avons adressée le 16 messidor, et la réponse que vous y avez faite sous la date du 29 septembre.

Nous sommes bien aises d’avoir cette occasion de vous en accuser la réception, et de vous dire combien nous avons été sensibles à l’empressement avec lequel vous avez ordonné que les prises, faites par nos corsaires sur les neutres, auraient désormais l’entrée dans ceux de vos ports où elles pourraient être conduites. Nous avons vu dans cette détermination une nouvelle preuve de la sincérité des sentiments d’amitié que vous professez pour la République française, et nous aimons à vous en témoigner notre reconnaissance. Vous nous donnez aujourd’hui de nouvelles assurances de cette ancienne et constante amitié qui a éveillé la jalousie dans l’âme de nos ennemis. Dans leur aveugle et impuissante fureur, ils ont dû voir avec grand déplaisir un Souverain tel que vous rester inviolablement uni à notre République, qu’ils ont attaquée avec tant d’acharnement ! Les plaintes amères qu’ils vous ont à cet égard fait parvenir, leurs insinuations perfides, tout démontre qu’ils sentent bien l’avantage de votre alliance. Nous savons comme eux combien elle est précieuse, et autant ils ont fait d’efforts pour nous la ravir, autant nous sommes disposés à en faire pour la conserver dans toute son intégralité. Nous ne saurions trop tous remercier de la fermeté que vous avez opposée à leurs suggestions mensongères, et la publicité que vous vous plaisez à donner à la prédilection toute particulière avec laquelle vous êtes disposé à traiter la nation française nous est le garant le plus flatteur, de la sincérité de vos sentiments. Les nôtres ne sont pas plus équivoques, et c’est notre vœu bien prononcé de continuer à être vos fidèles amis. Nous nous sommes, en conséquence, empressés de consentir à la demande que vous nous avez fait faire d’un constructeur de navires, et aussitôt que votre désir à cet égard nous a été connu, nous avons donné les ordres convenables pour qu’il fût fait choix d’un sujet capable de diriger, d’une manière satisfaisante, les travaux que vous vous proposez de confier à sa surveillance. Nous espérons que celui que nous chargerons de cette mission remplira parfaitement vos vues, et comme on ne saurait trop se presser lorsqu’il s’agit d’obliger ses amis, nous hâterons son départ autant qu’il sera possible.

Avant de recevoir votre lettre, nous avions déjà retiré le citoyen Jeanbon Saint-André du poste qu’il occupait auprès de vous. Nous avons nommé pour le remplacer le citoyen Moltedo. Nous venons de terminer la guerre et la paix a été signée le 26. L’Angleterre est donc aujourd’hui notre seule ennemie. Son perfide Gouvernement a envers vous des torts trop multiples et trop graves pour que vous hésitiez à lui déclarer la guerre si vous ne recevez pas, dans le délai que vous avez vous-même fixé, les satisfactions que vous avez le droit d’en exiger

Agréez, illustre et magnifique Seigneur, les assurances de notre parfaite estime et sincère amitié.

Donné à Paris, au Palais national du Directoire exécutif, sous le sceau de la République française une et indivisible, dans le mois de frimaire de l’an VI.

Par le Directoire exécutif :

Le ministre des relations extérieures

Ch. Mau. Talleyrand.




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CORRESPONDANCE DES DEYS D'ALGER AVEC LA COUR DE FRANCE 1579-1833 TOME II - EUGENE PLANTET - PARIS - F. ALCAN - 1889









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Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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