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TALLEYRAND D'APRES GERARD




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NOTE

DE M. DE TALLEYRAND-PERIGORD

AU

CARDINAL CAPRARA

LEGAT DU PAPE

A PARIS

EN DATE DU

30 AVRIL 1806




Monsieur le cardinal,

S. M., en apprenant les nouvelles contributions imposées, par la cour de Rome, à toutes les classes d'habitants, a dû prévoir le mécontentement général que cette surcharge d'impositions pourrait exciter, et la position de l'Etat ecclésiastique au milieu de ses états lui fait un devoir de prévenir les fâcheux résultats d'une mesure qui, en troublant la tranquillité publique au centre de l'Italie, pourrait propager les troubles dans les pays qui l'environnent. S. M. ne peut concevoir comment, sans dilapidation, les finances de l'Etat ecclésiastique auraient pu être réduites à un état si déplorable, quand les circonstances de la guerre n'ont rien coûté au Saint-Siège, et que la France acquitte toutes les dépenses du passage de ses troupes dans les Etats de l'église.

S. M., pour fixer son opinion sur les véritables causes d'un accroissement d'impôts, dont on veut rejeter sur elle la responsabilité, et qui paraît si évidemment lié à des dispositions contraires à la France, doit, par ce motif, désirer d'avoir communication des revenus et des dépenses de Rome depuis deux ans, et Elle m'a chargé d'en faire de sa part la demande expresse.

Je dois aussi, M. le cardinal,vous exprimer tout l'étonnement qu'a éprouvé S. M. en apprenant que tous les chefs de masse, que tous les hommes qui ne s'étaient fait connaître que par des actes de violence, et même par des assassinats, vivaient à Rome impunis, protégés, et se flattent même de l'être par le cardinal Consalvi, depuis qu'ils voyaient l'assassin de Duphot, le nommé Barberi, admis spécialement dans son intimité et dans sa faveur. Toutes ces liaisons, tout système de protectorat sont ignorés du Saint-Père, il en est innocent, et S. M. ne peut rien lui imputer ; mais voyant que les conseils qui l'environnent, et par qui tout se fait à Rome, tendent si constamment à perdre l'état, S. M. ne peut qu'être affligée du succès qu'ils continuent d’obtenir, et Elle désire vivement, pour l'intérêt particulier de la cour de Rome, la ramener au système d'amitié et d'égards envers la France, qui peut seul prévenir pour elle de plus grands malheurs.

Je prie V. Em. d'agréer les assurances de ma respectueuse considération.

Paris, ce 30 avril 1806.

Signé CH. MAU. TALLEYRAND.



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in ARCHIVES HISTORIQUES ET POLITIQUES TOME II PAR F. SCHOELL - PARIS - CHEZ N. MAZE - 1819










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Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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