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TALLEYRAND D'APRES GERARD




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LETTRE

DU PRINCE DE TALLEYRAND

AU

GENERAL SEBASTIANI

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

EN DATE DU

31 JANVIER 1831







Londres, le 31 janvier 1831

Monsieur le Comte,

Je suis assuré que les armements anglais se bornent, jusqu’à présent, à quatre vaisseaux de ligne, trois à Portsmouth et un à Plymouth. Il y a peu à s’inquiéter de tels préparatifs, quand on sait qu’il suffirait d’un mois au Gouvernement anglais pour mettre soixante vaisseaux de ligne en mer. Mes informations sur ce point viennent d’une source certaine.

On attendait ici avec une vive impatience le résultat des séances du 27 et du 28 de notre Chambre des députés ; c’était surtout aux réponses que vous feriez dans cette occasion qu’on attachait de l’intérêt, et il était général. Les différents discours que vous avez prononcés dans les deux séances ont pleinement justifié cet intérêt ; ils ont produit ici le meilleur effet et réuni tous les suffrages.

Je puis vous annoncer que lord Palmerston et lord Grey parleront jeudi prochain dans le Parlement, et que leur langage sera fort satisfaisant pour nous. Un discours favorable à la France, sorti de la tribune anglaise, me paraît devoir vous être très utile dans les circonstances actuelles. J’aurai soin de vous expédier un courrier vendredi.

Tous les ministres anglais se sont réunis aujourd’hui en conseil, à Brighton, pour y traiter la question de la réforme parlementaire telle qu’elle sera soumise aux deux Chambres.

Je vois souvent M. le marquis de Santo-Amaro, qui est chargé par l’Empereur du Brésil de suivre les affaires du Portugal avec l’Angleterre, ce qui lui fournit de fréquentes entrevues avec les ministres anglais : il m’a dit, ce matin, que leurs dispositions ne paraissaient pas être pour la reconnaissance de don Miguel, mais que, d’ailleurs, ils ne s’occuperaient de cette affaire avant trois semaines ou un mois. La position parlementaire des ministres les porte à une grande circonspection, et à éviter, en général, le plus d’affaires qu’ils le peuvent.

Recevez, Monsieur le Comte, l’assurance de ma haute considération.

Ch. Mau. TALLEYRAND.


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in CORRESPONDANCE AMBASSADE DE LONDRES 1830-1834










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© EX-LIBRIS réalisé pour ma collection par Nicolas COZON - Gravure au Burin sur Cuivre
Tirage réalisé par les Ateliers CAPPELLE à Sannois - Val d'Oise -
Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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