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TALLEYRAND D'APRES GERARD




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LETTRE

DU PRINCE DE TALLEYRAND

AU

GENERAL SEBASTIANI

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

EN DATE DU

13 JANVIER 1831







Londres, le 13 janvier 1831

Monsieur le Comte,

Je veux vous répondre d’une manière plus étendue que je ne l’ai fait hier à la partie de votre lettre du 10 relative à la fermeture prolongée de l’Escaut. Je comprends parfaitement les embarras que vous cause l’entêtement du Roi Guillaume et les complications que pourront amener les plaintes du commerce français aux Chambres.

D’autre part, je dois vous rappeler la position du cabinet anglais qui lui, impose de grands ménagements envers le Parlement. Ce cabinet serait peut-être appelé à prendre une résolution énergique contre le Roi de Hollande, mais ce ne serait qu’après avoir épuisé tous les moyens qu’exigent une ancienne alliance et des rapports commerciaux habituels et importants.

Vous avez maintenant entre les mains notre protocole du 9 ; les termes dans lesquels il est rédigé ont dû vous prouver qu’on n’a pas perdu son temps ici et qu’on ne ménage pas la Hollande. Les plénipotentiaires n’ont pas consenti à employer de telles expressions sans être bien résolus de voir exécuter les conditions qui sont imposées.

Je vous le répète, Monsieur le Comte, on procède ici avec une lenteur rendue nécessaire par les circonstances parlementaires. Nous ne devons pas moins compter, à ce que je crois, sur le ministère anglais, qui témoigne la plus grande confiance pour le Gouvernement français, et pour vous en particulier, dont il saisit chaque occasion de reconnaître la franchise et la loyauté.

Je ne doute pas que vous serez content de lord Granville ; les comptes qu’il rendra seront exacts et bienveillants.

Il me serait utile d’avoir fréquemment des nouvelles du consul de France à Varsovie ; elles serviraient à démentir les faux bruits qui circulent toujours dans un pays où le commerce fait aborder tant de bâtiments.

On voudrait bien ici voir finir les affaires de la Grèce ; cela mettrait la Turquie en état d’entrer dans les affaires que pourront nécessiter les événements du Nord.

Nous n’avons pas de conférence aujourd’hui. J’en profite pour aller faire ma cour au Roi à Brighton.

Recevez, Monsieur le Comte, l’assurance de ma haute considération.

Ch. Mau. TALLEYRAND.

P. S. – Je reçois à l’instant le numéro du 10 janvier du journal français le Temps : il contient un article sur la Belgique que je vous engage à lire : il peint la Belgique telle qu’elle est et telle que je la vois.


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in CORRESPONDANCE AMBASSADE DE LONDRES 1830-1834










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Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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