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TALLEYRAND D'APRES GERARD




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LETTRE

DU PRINCE DE TALLEYRAND

AU

GENERAL SEBASTIANI

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

EN DATE DU

9 JANVIER 1831







Londres, le 9 janvier 1831

Monsieur le Comte,

Je dois revenir encore sur le mauvais effet qu’a produit ici la nouvelle que le Congrès national de Bruxelles aurait fixé son choix sur le prince Othon de Bavière, comme souverain de la Belgique. Cette nouvelle, si elle se confirmait, aurait les conséquences les plus fâcheuses ; leur explication exige quelques développements.

LE Roi des Français, dès qu’il est parvenu au trône, s’est décidé à n’apporter que franchise et loyauté dans toutes ses relations diplomatiques ; c’est la base de mes instructions sur laquelle j’ai particulièrement insisté dans mes discours comme dans mes négociations, depuis mon arrivée ici. Je suis arrivé à convaincre de cette vérité les deux cabinets anglais qui se sont succédé, et je pense que c’est le but vers lequel nous devions tendre. Maintenant je dois vous dire que la résolution adoptée par le Congrès belge, si elle était confirmée, altérerait un peu l’opinion que le ministère anglais s’était faite de notre politique extérieure dans le cas où il croirait que nous y avons la plus légère part. Pour détruire l’effet que cela faisait ici, j’ai dû chercher à avoir des explications à ce sujet avec lord Grey, lord Palmerston et même lord Holland ; ils ne m’ont pas dissimulé que dans le conseil de cabinet qui s’était réuni avant-hier, il en avait été parlé avec inquiétude, et ils sont d’accord que la combinaison qui appellerait au trône de Belgique le prince Othon de Bavière, fiancé à une princesse de France, ne pourrait pas être soutenue par eux devant le Parlement ; qu’il y avait une apparence d’intrigue de notre part dans cette combinaison qui leur semblait difficile à justifier, mais qu’ils savaient bien qu’il n’y avait pas d’intrigue de notre part et que nous étions parfaitement étrangers à cette combinaison.

Ces explications m’ont mené à faire les déclarations les plus franches et les plus nettes sur les rapports que le cabinet du Roi a tenus dans toute sa conduite politique. Du reste, le prince de Bavière n’est plus dans les projets mobiles des Belges, et il sortira quelque autre combinaison des deux messages que nous allons avoir, l’un à Paris et l’autre à Londres. Dix noms différents ont été prononcés dans les dernières réunions. Je vous prie de me tenir au courant de ce qui sera dit par les deux commissaires belges que vous verrez à Paris, et je vous écrirai chaque jour un mot sur ce que ceux qui sont destinés à venir ici auront dit ou fait.

Recevez, Monsieur le Comte, l’assurance de ma haute considération.

Ch. Mau. TALLEYRAND.


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in CORRESPONDANCE AMBASSADE DE LONDRES 1830-1834










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Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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