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TALLEYRAND D'APRES GERARD




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LETTRE

DU PRINCE DE TALLEYRAND

AU

GENERAL SEBASTIANI

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

EN DATE DU

5 DECEMBRE 1830







Londres, le 5 décembre 1830

Monsieur le Comte,

J’ai reçu la dépêche que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser sous la date du 2 de ce mois. Vous savez déjà que j’avais prévenu vos intentions en provoquant une réunion de la Conférence. Vous aurez vu, par le protocole qui vous a été envoyé, que les mesures les plus convenables ont été prises. Vous pouvez être assuré que rien ne sera négligé pour donner à nos conférences toute l’activité possible ; j’en sens comme vous l’importance de leurs résolutions.

J’ai lu avec une grande satisfaction les explications que vous avez cru devoir me donner au sujet des communications faites par le Gouvernement à la Chambre des députés. Ces explications me seront utiles, et j’en avais déjà donné une partie à lord Palmerston, à qui j’avais dit que la non-intervention que nous demandions ne devait pas être comprise dans toute sa généralité, et que les circonstances fournissaient à beaucoup d’exceptions.

J’ai été porté à faire cette observation parce qu’il m’est démontré que le cabinet anglais, quoiqu’il partage notre opinion sur le principe de la non-intervention et quoiqu’il soit décidé à ne pas prêter un écu à des gouvernement intervenants, ne se laisserait néanmoins pas entraîner à la guerre dans le cas où quelque puissance ferait passer ses frontières à ses troupes. Les ministres anglais comprennent la non-intervention dans un sens plus limité que nous. Cela n’empêche pas que dans le public anglais le discours de M. Laffitte n’ait eu beaucoup de succès.

Vous aurez été informé comme je viens de l’être moi-même par M. Bresson, des lenteurs que le Roi des Pays-Bas apporte dans l’exécution des conditions de l’armistice. Il serait convenable de voir le général Fagel et de lui faire comprendre que son souverain agirait sagement en se montrant conciliant ; qu’il devrait réfléchir aux conséquences funestes que la guerre aurait pour lui et pour le reste de l’Europe. Je pense que cette démarche près du général Fagel pourrait produire quelque effet sur l’esprit du Roi des Pays-Bas. De mon côté, j’ai fait valoir ce matin les mêmes arguments près de lord Palmerston et de M. Falk. Je ne veux pas trop appuyer sur ce point dans la Conférence, je craindrais de rencontrer parmi quelques-uns de ses membres des dispositions plus favorables pour le Roi des Pays-Bas que pour notre opinion.

Je n’aurai à vous parler du choix qui peut être fait pour la souveraineté de la Belgique qu’après que l’envoyé du Gouvernement provisoire vers vous, vous aura vu et que vous m’aurez fait connaître les idées auxquelles vous vous attachez davantage. Ici le nom de l’archiduc Charles est celui qui est le plus souvent répété. Je crois être sûr qu’un émissaire expédié de Belgique, en traversant Francfort, a fait viser par la légation autrichienne dans cette ville son passeport pour Vienne, où il se rendait, dit-on, afin d’y sonder les dispositions de l’archiduc.

Recevez, Monsieur le Comte, l’assurance de ma haute considération.

Ch. Mau. TALLEYRAND.


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in CORRESPONDANCE AMBASSADE DE LONDRES 1830-1834










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Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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