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TALLEYRAND D'APRES GERARD




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LETTRE

DU PRINCE DE TALLEYRAND

AU

MARECHAL MAISON

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

EN DATE DU

13 NOVEMBRE 1830







Londres, le 13 novembre 1830

Monsieur le Marechal,

Je reçois dans l’instant un premier document de Bruxelles. J’ai l’honneur de le faire passer à Votre Excellence par une occasion sûre. La personne qui le porte à Paris est trop près de son départ pour que j’aie le temps d’y rien ajouter. Le courrier d’après-demain vous dira l’effet de ces lettres sur la Conférence, où je vais les porter. J’espère que les nouvelles qui d’ici à trente-six heures nous parviendront de Bruxelles nous montreront les affaires plus avancées. On est content ici des commissaires que nous y avons envoyés.

Les craintes qu’on pouvait avoir sur la situation parlementaire et ministérielle du duc de Wellington s’affaiblissent. Son autorité sur la Chambre paraît se raffermir et lui préparer le succès dans la lutte de la semaine prochaine.

Le blocus annoncé par un décret du roi de Hollande en date du 7 est, comme Votre Excellence l’aura remarqué, antérieur à la connaissance qu’il a dû avoir, depuis, de l’armistice proposé par les cinq grandes puissances, et ne fait rien préjuger sur la réponse qu’il aura faite plus tard. Il prouve seulement qu’à cette époque il y avait en lui une grande exaspération.

Le Gouvernement anglais, en accédant au blocus, n’a fait autre chose que suivre le principe qui le dirige toujours en circonstance semblable. Il n’y a de notre part aucune conséquence à en tirer. Nous ne pouvons avoir encore la réponse du Roi de Hollande à la proposition de l’armistice, elle ne peut arriver au plus tôt que demain, et même qu’après-demain.

Je reçois, dans le moment, une nouvelle lettre de M. Bresson. J’ai l’honneur de vous en envoyer la copie. Cette lettre motivera probablement un supplément d’instruction dont l’objet sera de ne pas laisser de malentendu sur les limites qui doivent être fixées par l’armistice.

M. Van de Weyer, envoyé ici par le Gouvernement provisoire de Belgique, n’a aucune proposition formelle à faire. Il voit souvent le prince d’Orange, qui, suivant son expression, dit que, parmi les mauvais, c’est le moins mauvais.

Je prie Votre Excellence de m’envoyer le plus tôt possible M. de Bacourt. J’en ai besoin, car je suis exactement tout seul ici.

Recevez, Monsieur le Maréchal, l’assurance de ma haute considération.

Ch. Mau. TALLEYRAND.

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in CORRESPONDANCE AMBASSADE DE LONDRES 1830-1834










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Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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