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TALLEYRAND D'APRES GERARD




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LETTRE

DU PRINCE DE TALLEYRAND

AU

COMTE MOLE

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

EN DATE DU

4 OCTOBRE 1830







Londres, le 4 octobre 1830

Monsieur le Comte,

Je reçois votre lettre du 1er de ce mois, que vient de me remettre M. Bresson. J’y réponds à la hâte, pour que le courrier d’aujourd’hui puisse vous porter ma réponse.

Vous vous êtes étonné que, dans ma dépêche du 27, il n’ait pas été du tout question de la Belgique. La raison pourtant en est simple. Lorsque j’ai eu avec les ministres anglais les conversations dont je vous rendais compte, j’étais sans aucune information sur les affaires de ce pays. Cette ignorance dans laquelle vous savez que je regrettais beaucoup d’être laissé, me donnait trop de désavantage pour que je dusse chercher à les amener sur ce terrain. J’étais obligé d’attendre qu’ils m’en parlassent eux-mêmes, et dans ce premier moment, ils se bornaient à parler des nouvelles qu’ils avaient reçues, sans les accompagner d’aucunes réflexions, et comme attendant les événements pour en exprimer une opinion. Mais ma dépêche d’hier vous aura appris que j’étais parvenu à faire faire au Gouvernement anglais la proposition de s’entendre avec nous sur tout ce qui se rapporte à ce grand intérêt ; et mes lettres, que vous avez actuellement sous les yeux, se trouvent tellement d’accord avec le vœu exprimé dans la vôtre, que je vois avec plaisir qu’à Paris et à Londres on avait, au même moment, la même opinion sur la marche à suivre. Vous m’annoncez que tout en voulant rester neutres, tout décidés que nous sommes à ne pas souffrir qu’un gouvernement quelconque soit imposé à la Belgique à main armée, nous nous prêterons à chercher avec les autres cabinets une solution qui, en respectant le droit des Belges, puisse ménager tous les intérêts. Or, c’est là précisément ce à quoi le Gouvernement anglais a été disposé par les considérations que j’ai, à diverses reprises, présentées aux ministres, et c’est ce que lord Stuart doit vous avoir proposé.

J’avais jugé par les journaux, et j’en trouve avec beaucoup de satisfaction la confirmation dans votre lettre, que notre situation intérieure va de plus en plus s’améliorant. On le pense ici, notre considération s’en accroît, et toutes nos légations trouveront plus de facilités pour toutes les affaires dont elles auront à s’occuper.

J’ai reçu la lettre que le Roi a écrite au Roi d’Angleterre pour lui faire part de la mort de M. le duc de Bourbon ; j’en ferai la remise dans la forme accoutumée.

Recevez, Monsieur le Comte, l’assurance de ma haute considération.

Ch. Mau. TALLEYRAND.

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in CORRESPONDANCE AMBASSADE DE LONDRES 1830-1834










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Remerciements à Hélène NUE




" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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