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MAE - ARCHIVES DE NANTES - AMBASSADE DE LONDRES - SERIE K - CARTON 14




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LETTRE

DU PRINCE DE TALLEYRAND

AU

COMTE DE RIGNY

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

EN DATE DU

7 JUILLET 1834







N° 73

Londres, le 7 juillet 1834

Monsieur le comte,

J’ai reçu la dépêche que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire sous le N° 59.

J’ai appris avec beaucoup de satisfaction que les affaires de la Suisse avait pris une meilleure tournure ; il est à espérer que les tracasseries du cabinet autrichien cesseront devant les résolutions définitives de la Diète helvétique ; celles-ci seront sans doute conçues dans des termes assez conciliants pour offrir aux gouvernements d’Autriche, de Sardaigne, de Bavière, de Wurtemberg et de Baden, un moyen honorable de revenir sur les singulières prétentions qu’ils avaient mises en avant. Vous avez vu par ma dépêche N° 71 que lord Palmerston s’était exprimé avec le chargé d’affaires d’Autriche de manière à le convaincre que l’Angleterre ne s’était pont séparée de nous dans cette question. Lord Palmerston a compris qu’il s’agissait ici, comme vous le faisiez très bien remarquer, M. le comte, des principes sur lesquels repose l’alliance de la France et de la Grande Bretagne. L’Autriche a voulu essayer jusqu’à quel point nos deux cabinets supporterait ses exigences ; et il était utile qu’elle nous trouvât bien résolus dans ce premier essai.

J’ai communiqué à Lord Palmerston la note que vous avez chargé M. Alleye de remettre à la Diète germanique, en réponse à celle du 12 juin. Il m’a beaucoup remercié de cette communication ; et il juge la note si convenable qu’il se propose de faire répondre M. Cartwright à peu près dans les mêmes termes.

Votre manière d’envisager la lutte entre le comte d’Armansperg et les autres membres de la Régence est complètement partagée par le cabinet anglais, qui continuera d’appuyer de tous ses efforts le comte d’Armansperg. Je suis porté à croire que le Roi de Bavière, lui-même, maintiendra le comte à la tête de la Régence, attendu qu’il désire ainsi que M. de Giese, son ministre des Affaires étrangères, tenir M. D’Armansperg éloigné de la Bavière aussi longtemps que possible.

Je viens d’être prévenu par le ministre de Portugal à Londres qu’on avait remis le 21 juin à M. le baron Mortier, les nouvelles ratifications portugaises du traité du 22 avril. Aussitôt qu’elles vous seront parvenues, M. le comte, vous voudrez bien remettre les anciennes à M. le comte de Lima, qui est chargé de les renvoyer en Portugal. Je suis bien aise que cette affaire se soit heureusement arrangée par les moyens que nous avons employés ; elle nous avait fort embarrassés à l’époque des échanges.

L’infant dom Carlos est établi avec toute sa famille dans sa nouvelle résidence près de Londres ; il a été visité par le ministre des Deux-Siciles et par un grand nombre de Tories. La plupart de ceux qui l’ont vu ont été surpris de son ignorance de sa propre position et de ses intérêts. Il reçoit le titre de Roi et son fils ainé de prince des Asturies de toutes les personnes qui les approchent.

Je vous prie d’agréer tous mes remerciements pour la nomination de M. de Rabaudy comme chancelier interprète de l’ambassade du Roi à Londres. Il entrera en fonction aussitôt qu’il aura reçu sa commission. J’accepte aussi avec reconnaissance l’assurance que vous voulez bien me donner que M. Brenier ne tardera pas à être confirmé dans le titre de second secrétaire de l’Ambassade, dont il remplit les fonctions depuis dix-huit mois.

Je viens de recevoir la lettre par laquelle vous me faites l’honneur de m’annoncer que le Roi a eu la bonté de m’accorder un congé dont je ne profiterai probablement qu’après la séparation du Parlement.

Agréez, Monsieur le comte, l’assurance de ma haute considération.

Ch. Mau. TALLEYRAND.

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" Quaero, Colligo, Studeo "









Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
de l'Association " Les Amis de TALLEYRAND "




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