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MAE - ARCHIVES DE NANTES - AMBASSADE DE LONDRES - SERIE K - CARTON 14




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LETTRE

DU PRINCE DE TALLEYRAND

AU

COMTE DE RIGNY

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

EN DATE DU

16 JUIN 1834







N° 65

Londres, le 16 juin 1834

Monsieur le comte,

J’ai vu hier lord Grey auquel j’avais demandé un rendez-vous pour l’entretenir du projet de traité sur les affaires d’Orient. J’avais été engagé à faire cette démarche par lord Palmerston qui, comme j’ai eu l’honneur de vous le mander il y a peu de jours, s’était montré assez favorable à notre projet, et qui désirait que j’en parlasse à lord Grey.

Je n’ai pas trouvé le Premier Ministre aussi bien disposé que je le voudrais sur cette question ; il ne pense pas qu’un traité spécial soit nécessaire et il croit que les notes remises à différentes reprises au cabinet russe par les gouvernements français et anglais depuis le traité du 8 juillet 1833, contiennent des protestations suffisantes pour indiquer la ferme résolution des deux pays de maintenir l’intégrité et l’indépendance de l’empire ottoman. Il faut, m’a-t-il dit, que votre gouvernement et le nôtre saisissent toutes les occasions de rappeler au cabinet de Pétersbourg leurs intentions à l’égard de l’Orient ; mais je ne vois pas l’utilité d’un traité, qui ne ferait que constater une fois de plus l’union intime de la France et de l’Angleterre, sur une question dans laquelle leurs intérêts sont identiques.

Je n’ai pas besoin de vous dire, Monsieur le comte, que j’ai essayé de réfuter toute l’argumentation de lord Grey, et que je me suis fortement appuyé sur les raisonnements si bien exposés dans votre dépêche N° 41 ; j’ai ajouté qu’un traité, tel que nous le désirions, donnerait à notre alliance une grande force morale ; et qu’il pouvait en juger par le traité du 22 avril, dont la publication seule avait exercé une si puissante et si prompte influence dans la péninsule ; j’ai développé ce texte pendant longtemps et si je n’ai pas ramené lord Grey à notre opinion, j’ai obtenu du moins l’assurance que l’affaire serait reprise au Conseil, et qu’elle n’était pas ainsi définitivement abandonnée.

J’ai eu occasion de parler de ceci à d’autres membres du cabinet qui me semblent comprendre tout ce qu’il y a d’important pour l’Angleterre de ne pas retomber dans la même faute qu’en 1832, et qui espèrent, moyennant quelques modifications dans le préambule du projet que j’ai reçu de vous, ramener lord Grey à des idées plus décisives sur l’Orient et sur le traité que nous proposons d’y rattacher.

Agréez, Monsieur le comte, l’assurance de ma haute considération.

Ch. Mau. TALLEYRAND.

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Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
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