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MAE - ARCHIVES DE NANTES - AMBASSADE DE LONDRES - SERIE K - CARTON 13




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LETTRE

DU PRINCE DE TALLEYRAND

AU

COMTE DE RIGNY

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

EN DATE DU

31 MAI 1834







N° 57

Londres, le 31 mai 1834

Monsieur le comte,

M. Feuillet, qui aura l’honneur de vous remettre cette dépêche, vous porte en même temps les trois ratifications du traité du 22 avril.

Après avoir mûrement pesé les inconvénients que produirait le retard dans l’échange des ratifications de ce traité, nous nous sommes décidés à accepter l’instrument portugais quelque incorrect qu’il fût.

Nous avons essayé d’ailleurs de prévenir les mauvaises conséquences de notre détermination au moyen des deux pièces dont j’ai l’honneur de joindre les copies N° 1 et 2.

La première est une déclaration aussi explicite que possible du ministre de Portugal à Londres, et la seconde une contredéclaration des plénipotentiaires des trois Cours par laquelle ils prennent acte de l’engagement solennel contracté par le plénipotentiaire portugais de faire rectifier le plus promptement possible les erreurs commises dans l’exécution des ratifications portugaises.

En prenant lecture de ces deux pièces, vous serez sans doute convaincu comme moi, Monsieur le comte, que nous ne pouvions pas faire davantage dans l’état des choses donné.

Notre refus de ratifier aurait amené un délai qui ne pouvait pas être de moins d’un mois ; pendant ce temps les opérations de l’armée espagnole restaient suspendues et l’auraient été même longtemps après ; puisqu’il aurait fallu attendre de Londres les ordres nécessaires pour autoriser le gouvernement espagnol à agir. L’invitation que nous avons transmise aux trois ministres d’Espagne, de France et de Grande Bretagne à Lisbonne, nous donnent d’ailleurs la certitude que ce n’est que quand ils auront entre les mains des ratifications rectifiées que l’ordre d’avancer sera accordé au gouvernement espagnol.

Vous trouverez jointe aussi une copie (N° 3) de la dépêche que je viens d’écrire à ce sujet à M. le baron Mortier, et j’ose espérer que vous me trouverez justiciable de lui avoir adressé des instructions sans attendre vos ordres. La célérité dans cette circonstance l’emportait sur toute autre considération.

Après l’échange des ratifications nous avons discuté le projet d’amnistie dont il est fait mention à l’article V du traité, et nous avons arrêté la rédaction de celui que j’ai l’honneur de vous envoyer en copie.

La raison qui m’a particulièrement déterminé, M. le comte, à consentir à l’arrangement dont je viens de vous rendre compte, est qu’il m’a semblé urgent de donner toute valeur au traité du 22 avril ; et les difficultés ministérielles qui se sont élevées ici dans ces derniers jours, et qui, quoique heureusement arrangées pour le moment, peuvent se renouveler, rendaient de la plus haute importance pour nous que ce traité fût ratifié par le ministère actuel, ou du moins reconnu pour tel.

Je pense que le gouvernement du Roi, en appréciant cette considération, approuvera la résolution que j’ai dû prendre.

Vous connaissez déjà par la voie des journaux les noms de ceux qui sont appelés à remplacer les membres sortants du cabinet anglais. Dès qu’il était certain, comme j’avais eu l’honneur de vous le mander, que lord Grey restait à la tête des affaires, les noms des nouveaux ministres n’offraient plus le même intérêt.

Il reste à savoir maintenant quel effet produira sur les deux chambres du Parlement l’arrangement ministériel. L’opinion la plus généralement répandue est que le cabinet ne s’est pas fortifié par l’adjonction de ceux qu’il a appelés dans son sein. Je crois cette opinion assez fondée.

Agréez, Monsieur le comte, l’assurance de ma haute considération.

Ch. Mau. TALLEYRAND.

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Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
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