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MAE - ARCHIVES DE NANTES - AMBASSADE DE LONDRES - SERIE K - CARTON 11




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LETTRE

DU PRINCE DE TALLEYRAND

AU

COMTE SEBASTIANI

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

EN DATE DU

5 AOUT 1831







5 août 1831

Monsieur le Comte,

Vous avez vu, par ma dernière expédition, que le gouvernement hollandais en montrant l’intention de négocier à Londres un traité définitif avec la Belgique annonçait qu’elle appuierait ses négociations par des mesures militaires et que le gouvernement de Bruxelles se renfermant dans l’adhésion donnée aux articles préliminaires refusait d’envoyer des plénipotentiaires en Angleterre parce que le roi de Hollande n’avait pas encore accepté ces préliminaires.

La Conférence a pensé que son premier devoir était de rappeler au roi de Hollande les motifs d’intérêt général qui avaient fait établir la suspension d’armes du mois de novembre dernier ainsi que les engagements pris, à cet égard, par les cinq Puissances ; engagements qui restaient aujourd’hui dans toute leur force, que d’après ces motifs et ces engagements, la Conférence avait à demander au roi de Hollande de faire cesser les hostilités sans aucun délai, de faire rentrer ses troupes dans la ligne de son territoire et de prévenir les malheurs qui menaçaient la ville d’Anvers. C’est dans ces différents buts que la Conférence a écrit à M. le baron de Verstolk, ministre des Affaires étrangères du roi de Hollande, la lettre dont j’ai l’honneur de vous envoyer une copie.

La Conférence avait aussi une démarche à faire auprès du gouvernement belge, par suite de son refus d’envoyer des plénipotentiaires à Londres pour y traiter de la paix définitive ; elle a fait cette démarche en écrivant au ministre des Affaires étrangères de ce gouvernement la lettre dont copie est ci-jointe et par laquelle, après lui avoir donné connaissance de la demande qu’elle fait au gouvernement hollandais de rappeler ses troupes sur son territoire et de s’abstenir de tout acte d’hostilité, elle l’invite à ne pas donner suite de son côté aux hostilités qu’il pourrait avoir reprises et à envoyer promptement à Londres des plénipotentiaires pour conclure un traité définitif dont l’existence politique de la Belgique a besoin.

Je dois vous dire, Monsieur le Comte, que ces résolutions de la Conférence n’ont pas été adoptées sans avoir été précédées de discussions extrêmement longues auxquelles les deux derniers jours ont été entièrement consacrés. Les plénipotentiaires russes dont le gouvernement a des liaisons de famille et des rapports politiques assez intimes avec la Cour de La Haye avaient beaucoup de peine à concourir à un acte qui contient la censure des démarches récentes du roi de Hollande. Ils ont été enfin amenés à y donner leur assentiment surtout, envoyant que par un esprit d’impartialité et d’équité, la Conférence ferait sentir aux Belges qu’ils devaient, ainsi que le roi de Hollande y consentait lui-même, envoyer des plénipotentiaires à Londres pour y traiter d’une paix définitive dont ils ont besoin pour assurer leur existence politique.

J’ai l’honneur, Monsieur le Comte, de vous envoyer copie d’une note que M. Van der Weyer, ministre du gouvernement belge à Londres, a adressée à lord Palmerston pour appeler l’attention du gouvernement anglais sur la rupture de la suspension d’arme de la part de la Hollande et pour demander que ce gouvernement, d’accord avec ses alliés, fasse des démarches décisives pour que les provinces belges déclarées indépendantes, et la ville d’Anvers menacée de destruction, soient mises à l’abri de l’agression des hollandais.

Agréez, Monsieur le Comte, l’assurance de ma haute considération.

Ch. Mau. TALLEYRAND.

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Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
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