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MAE - ARCHIVES DE NANTES - AMBASSADE DE LONDRES - SERIE K - CARTON 13




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LETTRE

DU PRINCE DE TALLEYRAND

AU

DUC DE BROGLIE

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

EN DATE DU

17 FEVRIER 1834







N° 17

Londres, le 17 février 1834

Monsieur le duc,

J’ai reçu la dépêche que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire sous le N° 12. Je ne puis voir dans les différends qui ont eu lieu dans le pays de Luxembourg qu’un embarras, dont le temps nous fera nécessairement sortir ; je pense comme vous, Monsieur le duc, que les prétentions du gouvernement belge sont fondées, que tous les arguments que vous avez employés sont sans réplique, que les représentations que vous avez faites à Francfort et à Berlin établissent d’une manière convaincante le droit de la Belgique, mais je pense aussi qu’elles ne doivent pas devenir un texte de discussions qui pourraient nuire à des intérêts d’un ordre plus élevé. Il est certainement très pénible pour un gouvernement de ne pas exercer librement des droits de souveraineté qui ont été reconnus par des traités ; mais il ne faut, à ce que je crois, considérer ce qui se passe comme un retard dans l’exécution de ces traités. Les représentations réunies des ministres de France et d’Angleterre à Bruxelles ont eu sans doute l’heureux effet de prévenir les démarches inconsidérées que pourrait faire encore le cabinet de Bruxelles, car ces démarches pourraient nuire au plan auquel la Conférence s’est arrêtée, comme moyen efficace de réduire l’obstination du roi Guillaume.

Je pense, Monsieur le duc que nous devons dans cette circonstance consulter avant tout l’intérêt de la négociation générale et ne pas donner par de la précipitation à des questions secondaires une importance qui n’appartient qu’aux questions principales, et surtout que nous devons prendre garde de rompre la marche qui a été suivie par la Conférence. Elle a voulu, en prenant ses dernières résolutions, mettre fin à toute discussion, ôter tout prétexte aux inépuisables argumentations du cabinet de La Haye, et il me semble qu’il y aurait quelque danger dans un moment où tous les grands cabinets sont en travail, de laisser celui de Bruxelles donner sujet à quelques contestations nouvelles. Je vous avoue que je partagerais l’opinion du ministère anglais à cet égard. Temporiser est le moyen coercitif des circonstances dans lesquelles nous nous trouvons. Les intérêts du gouvernement belge sont assurés ; ne compromettons rien par de nouvelles discussions ; il me semble que c’est là son intérêt et le nôtre.

Agréez, Monsieur le duc, l’assurance de ma haute considération.

Ch. Mau. TALLEYRAND.

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Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
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