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MAE - ARCHIVES DE NANTES - AMBASSADE DE LONDRES - SERIE K - CARTON 12




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LETTRE

DU PRINCE DE TALLEYRAND

AU

COMTE SEBASTIANI

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

EN DATE DU

6 JUIN 1832







N° 368

6 juin 1832

Monsieur le comte,

Depuis trois jours nous avons de longues conférences où chacun exprime, tour à tour, son opinion sur la situation des affaires de Belgique, et sur les dispositions qui doivent constituer l’arrangement à faire entre ce pays et la Hollande. Cette discussion conduit, de notre part, à rechercher quels pourraient être les moyens coercitifs à adopter, dans le cas où le roi de Hollande refuserait de se prêter à cet arrangement ; et, de la part de plusieurs membres de la Conférence, à calculer comment ces moyens pourraient être évités. C’est là que se trouve la difficulté réelle, parce que la Russie refuse, vous le savez, de concourir à aucune mesure coercitive, et que l’Autriche et la Prusse adhèrent aussi à ce système de ménagements. Lord Palmerston, et moi nous nous efforçons de trouver quelque moyen, qui puisse avoir de l’action sur le roi de Hollande, et qui soit de nature à être agréé par les cinq Puissances, parce que, dans l’état actuel de l’Europe, il est du plus haut intérêt qu’elles ne se séparent pas sur des questions, qui exigent, au contraire, le maintien de l’accord le plus interne. Nous avons pensé que ce moyen pourrait se trouver dans l’article de la dette, et que puisque la Belgique n’est pas mise en possession de tout le territoire qui doit lui appartenir, il serait juste de ne pas faire remonter à l’époque fixée par le traité du 15 novembre le moment où elle doit commencer à acquitter sa portion de dette.

C’est là le terrain sur lequel nous nous plaçons ; depuis deux jours, nous travaillons à faire prévaloir cette idée, et nous essayons par toute espèce de raisonnements de montrer qu’elle n’entre pas dans les moyens coercitifs.

Les choses n’avancent point encore, nous les pressons, sans cependant rien vouloir brusquer, et pour cela les courses d’Epsom, qui ont lieu cette semaine, et où se rendent plusieurs membres de la Conférence, nous donnent, peut-être, un peu plus de délai, que nous n’en désirions.

Le Bill de réforme est revenu, hier soir, à la chambre des Communes, à cause de légers amendements que les Pairs y avaient introduits. Ils ont été adoptés sans division et le Bill n’attend plus maintenant que la sanction du Roi.

Agréez, Monsieur le comte, l’assurance de ma haute considération.

Ch. Mau. TALLEYRAND.

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Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
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