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MAE - ARCHIVES DE NANTES - AMBASSADE DE LONDRES - SERIE K - CARTON 12




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LETTRE

DU PRINCE DE TALLEYRAND

AU

COMTE SEBASTIANI

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

EN DATE DU

4 AVRIL 1832







N° 332

4 avril 1832

Monsieur le comte,

Nous étions autorisés à penser, d’après votre dépêche télégraphique du 29 mars et votre lettre du lendemain, comme d’après plusieurs informations qu’avait reçues le gouvernement anglais, que l’Autriche et la Prusse avaient pris la résolution de ratifier ensemble, et immédiatement, le traité du 15 novembre, sans attendre les ratifications de la Russie ; nous sommes étonnés, mais forcés de revenir de cette opinion.

Les ratifications de l’Autriche n’ont pas pu être remises parce que la Prusse n’avait pas donné à son ministre à Londres l’autorisation de faire usage des siennes. Deux courriers de Berlin qui pouvaient apporter cette autorisation, n’ont rien changé à la position de M. de Bulow et il a dû se convaincre que son gouvernement attendait le résultat de la mission du comte Orloff.

Nous ne pouvions pas ici nous faire les mêmes illusions qu’on semblait se faire à Berlin car nous avions appris, de la bouche du comte Orloff lui-même, qu’il n’avait eu de pouvoirs qu’auprès du roi de Hollande, que le roi de Hollande ayant refusé ce qu’il proposait il avait dû remettre une déclaration (c’est celle que j’ai eu l’honneur de vous envoyer) et que là expiraient ses pouvoirs. Il n’est venu ici que pour rendre compte de sa mission au prince de Lieven, lui dire le peu de succès qu’elle avait eue et pour remettre une lettre de courtoisie au roi d’Angleterre. Cela est positif. Son courrier, expédié le 14 mars de La Haye, sera de retour ici du 12 au 14 et, dans son opinion, il apportera les ratifications.

Ce qui me fait croire que cette opinion est fondée, c’est que le comte Orloff attend, ici, le retour de son courrier, et qu’il ne partira pour Petersbourg qu’après son arrivée.

Dans cet état de choses, nous avons dû nous reporter à la situation où l’affaire des ratifications se trouvait placée le 31 janvier dernier, et nous avons dû chercher à connaitre quelle était, relativement à ces ratifications, l’intention des Puissances en retard.

Il était, à mon avis, fort important de constater que, malgré ces retards, aucun lien entre les membres de la Conférence n’était relâché, et c’est dans cette vue qu’a été rédigé le protocole N° 56, que j’ai l’honneur de vous envoyer.

Il fallait, de plus, trouver une raison établir que les ratifications annoncées à Paris n’étaient que retardées, ne l’étaient que pour peu de temps et, il me semble, que nous avons donné pour cela une raison plausible.

Aussitôt que les ratifications des trois Puissances auront été échangées, nous aurons à agir auprès du gouvernement belge pour le déterminer à se prêter aux arrangements qu’il sera dans son intérêt de faire avec la Hollande ; d’après cette considération, je crois, Monsieur le comte, qu’il serait utile que vous fissiez votre choix pour un ministre à Bruxelles. Tout ce qui me revient des Belges prouve qu’ils montrent une impatience qu’il faut réduire à des expressions mieux calculées.

Je joins ici une copie du protocole relatif aux forteresses de Belgique. Il était impossible que le retard apporté aux ratifications du premier traité n’entraînât pas un nouveau délai pour la ratification du second puisque l’échange des ratifications de ces deux traités devait être simultané.

Tout porte à croire que le Bill de réforme passera à la chambre des Pairs à la seconde lecture dont la discussion commencera lundi.

J’ai reçu la dépêche que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire, le 3 de ce mois, N° 27.

Agréez, Monsieur le comte, l’assurance de ma haute considération.

Ch. Mau. TALLEYRAND.

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Pierre COMBALUZIER - 64000 PAU - FRANCE - 1997
Membre fondateur
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